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Federico Casagrande

At The End Of The Day

Cam Jazz CAMJ 7877-5

Item: full_album_8052405141439_CD

Artists :
Michele Rabbia ( Drums, Percussion, Live Electronics )
Vincent Courtois ( Cello, Electronics )
Federico Casagrande ( Electric and Acoustic Guitar )
Vincent Peirani ( Accordion )
Release date
Nov 4, 2014
Duration
0:46:58

This is evocative music. “Once Upon A Time” is the opening track and recollects cinema settings. “Let’s Go See Around The Corner” follows close behind and really makes you feel like peeping to see what’s happening. The latest work of guitarist Federico Casagrande is an unending surprise, a journey that may lead you to a different place each time. It goes along and flirts with your current mood, diverting and involving you in unexpected digressions. In this endeavour Casagrande conspires with Michele Rabbia on percussion and electronics, Vincent Courtois on cello and Vincent Peirani on accordion. “At The End Of The Day” is the second recording led by Casagrande to be released on CAM JAZZ, after The Ancient Battle Of The Invisible that sparked so much interest a couple of years ago. The other group members are different, the ambiance is different, but the inspiration remains unchanged and leads the guitarist to compose a recording of great depth. Contemporary guitar music, as he puts it, of which he explores any and all expressive abilities - from the stripped down sound in “Some More, Please” to the charm of “Can You See It?” (the only piece written with Michele Rabbia) - that let the six-string instrument emerge from an intriguing, tumbling mass of sound. “Maybe Not This Time” is a wonderful haven of quietness one should listen to again and again. Both “Melancholia” and “It’s All So Rarified Out There” convey suspension, a kind of waiting feeling, with a slight tinge of uneasiness. In “So Clear You Speak” a captivating interaction between guitar and cello heralds the closing track, “All That’s Left Behind”, a sumptuous, fitting conclusion to this exciting, hypnotic album.  Casagrande narrates in words, by means of a short, almost cryptic poem, that will guide you throughout your listening of “At The End Of The Day”.


Recorded and mixed in Paris on 13, 14, 15 January 2014 at Acousti Studios
Recording & mixing engineer Didier Pouydesseau


Photos by Andrea Boccalini

Reviews

Federico Casagrande At The End Of The Day

Installé en France depuis de nombreuses années, Federico Casagrande est un de ces musiciens qui parcourent l’Europe en quête de rencontres ; c’est ainsi qu’on l’a vu aux côté de Roberto Negro (Loving Suite pour Birdy So), ou avec le saxophoniste Christophe Panzani dans le trio à géométrie variable The Drops. Entre poésie et énergie, son jeu sonde l’âme avec un goût affirmé pour les atmosphères contemplatives. C’était tout le sens de son trio «Spirit of The Mountain», avec le batteur Németh Ferenc et le contrebassiste Stefano Senni. Une atmosphère qui perdure, et s’est même raffinée avec At The End Of The Day, son deuxième album en leader pour le label Cam Jazz après The Ancient Battle Of The Invisible (2012). Conçu au départ comme un solo, ce disque est l’occasion de rencontres fugaces et éthérées avec trois musiciens à la personnalité très marquée tels le violoncelliste Vincent Courtois et l’accordéoniste Vincent Peirani. Leur intervention n’est pas permanente; parfois même, elle est à peine suggérée. Certes, le dialogue entre l’archet de Courtois et les arpèges de Casagrande sur le gracile «So Clear You Speak» est évident, tout comme le voile onirique qui cerne «Some More, Please», quand la guitare préparée aux cordes parfois sourdes vient chercher un écho persistant dans les replis aigus du soufflet de l’accordéon. Mais souvent on devine un murmure, une présence fantomatique dont Casagrande est à la fois le metteur en scène et le coloriste, bien aidé en cela par le percussionniste et électronicien Michele Rabbia, discret designer de l’univers intime de son hôte. Entièrement interprété à la guitare acoustique, At The End Of The Day insiste sur la proximité charnelle des doigts avec le bois et les cordes, voire du souffle du guitariste. L’enregistrement, réalisé au plus proche de l’instrument, fait corps avec le musicien. Mais cette impression crépusculaire, propice à la rêverie, qui tourmente l’auditeur dès «Once Upon A Time», provient des timbres qu’instille Rabbia. Sons cristallins, artefacts électroniques ou encore poussières bruitistes flottent dans l’air sans devenir agressifs. Cela donne au propos un certain relief, peu éloigné parfois des paysages de la Canterbury Music. C’est au centre de l’album, sur le mouvementé «Can You See It?» que la collaboration entre les deux Italiens est la plus intriquée. L’électronique assaille, en compagnie du violoncelle, une guitare retranchée sur ses tâches rythmiques. Ce morceau court et intense, indique une direction plus ténébreuse que, souhaitons-le, Casagrande pourrait explorer à l’avenir. En attendant, la porte de son puissant imaginaire nous est très largement ouverte par ce disque singulier et attirant.

20/4/2015citizenjazz.comFranpi Barriaux
A la fin du jour

Des jours de brumes, dans les campagnes italiennes, il doit y en avoir autant qu’ailleurs, mais pas forcément légion. De ces jours où le crépuscule n’existe qu’entre chien et loup. Dans ces moments suspendus, l’on aime à se remémorer les sombres histoires antédiluviennes aux troubles contours comme les souvenirs heureux aux éclats lumineux qui peuplent la mémoire humaine de tout être. Federico Casagrande, sorti vivant des champs de batailles de l’invisible, s’arrête sur le chemin du retour vers soi. Au campement, de compagnie avec Vincent Courtois, Michele Rabbia et Vincent Peirani, il s’interroge. Ses doigts laissent aller. La musique avance à sa rencontre, l’entoure et le capture/captive. Par de bien légers bruissements, ses compagnons occupent le fond du paysage, participe au fonds musical en cours de création. Dans l’intervalle atemporel où, attentifs, ils se reposent, c’est au silence qu’ils donnent voix. Et c’est le propre du silence d’être sonore et méandreux quand, au milieu de nulle part, entre deux étapes, les voyageurs fatigués, les yeux perdus dans les flammes du feu mourant, luttent contre les songes qui les réclament. L’air campagnard est frais, il sent déjà l’étoile et le nocturne oubli. Les vivants musiciens qui l’aspirent le savent à chaque note qu’ils jouent en déplaçant les ombres entre les buissons. Sinon à quoi bon porter en soi toute cette émotion musicale, ce sang qui passe, ce temps qui coule?

17/2/2015culturejazz.frYves Dorison
FEDERICO CASAGRANDE “At The End Of The Day”

L’ultima fatica discografica del chitarrista Federico Casagrande si rivela, già dalla prima traccia “Once Upon A Time”, un lavoro tanto rarefatto, quanto imprevedibile nel suo dipanarsi. In riferimento al primo aspetto, il disco si articola in una sequenza di atmosfere così eteree che risulta difficile etichettare il loro contenuto in un genere ben delineato, mentre per quanto riguarda il secondo aspetto, il fluire delle nove tracce lascia stupiti per la peculiare forma delle composizioni e il come vengano proposte dai quattro protagonisti di questa nuova produzione CAM JAZZ. Federico Casagrande (che da alcuni anni risiede oltreconfine) afferma in questo secondo lavoro, edito dalla prestigiosa label italiana, la propria personalità artistica in un percorso che, condiviso con il percussionista Michele Rabbia, Vincent Courtois al cello e Vincent Peirani all’accordion, lascia scorgere la voglia di travalicare barriere e schemi precostituiti per proporre un’originale cifra stilistica che possa esaltare la propria musica. Questa, ricolma di notazioni evocative, oniriche, sospese, si materializza negli arpeggi e nelle digressioni delle sei corde della sua chitarra acustica, circondata dalle setosità timbriche del cello di Courtois e le poetiche sonorità dell’accordion di Peirani, a cui si aggiunge l’inesauribile tavolozza di coloriture percussive ed elettroniche di Michele Rabbia. Per questo, addentrandosi fra le composizioni del talentuoso chitarrista si resta colpiti dall’ammaliante andamento di “Let’s Go See Around”, dall’atmosfera metropolitana di “Can You See It?”, dalla tinteggiatura chiaroscurale di “It’s All So Rarefied”, in un progressivo svelarsi della sua peculiare ed intrigante vena creativa. Pertanto, “At The End Of The Day” è un lavoro intriso di soffuse sonorità, fumose ambientazioni, forme estetiche lontane dal canonico jazz, eppure, lascia intravedere un intreccio melodico-armonico e una spontaneità nel fraseggio che convincono anche i più ortodossi fruitori di jazz.
La ripresa audio di questo lavoro risulta di eccellente livello con una strabiliante trasparenza timbrica e una fantastica tridimensionalità dello stage.

30/01/2015Neapolisjazz.netFrancesco Peluso
Federico Casagrande At The End Of The Day

Il talento di Casagrande continua a stupire: dopo pregevoli dischi con il suo quartetto parigino come “The Ancient Battle Of The Invisible” o con il trio The Drop, le sue prospettive si ribaltano di colpo. Qui si dedica a un clima acustico sensibile, introspettivo e sussurrato: una sorta di ritorno alle radici del fingerstyle ma con un gusto ben preciso per la modernità e la ricerca armonica e timbrica. “At The End Of The Day” potrebbe essere la colonna sonora di un film mai girato e trascina l’ascoltatore in un mondo decisamente personale, con brani intensi e coinvolgenti come “Once Upon A Time” e “Let’s Go See Around The Corner”, dal mood vagamente parigino, impreziosito dall’eccezionale lavoro d’elettronica di Rabbia, che caratterizza il tutto con gran classe. Il risultato è un disco che mostra l’inarrestabile talento di un chitarrista da seguire da vicino, in attesa di un altro album eccezionale.

13/1/2015Musica JazzMario Evangelista
Federico Casagrande At The End Of The Day

Avec At The End Of The Day, c’est le second album comme soliste qu’enregistre, chez CAM JAZZ, l’étonnant guitariste Federico Casagrande, et le huitième en tant que leader ou co-leader. Écrites à l’origine pour guitare seule, les compositions ont été arranges pour accueillir d’autres voix. La présence de l’électronique et des percussions de Michele Rabbia projette cette musique dans une dimension interstellaire; elle élève la guitare et la porte dans un nouvel espace, entre musique profane (onirique) et sacrée (spirituelle). Vincent Courtois au violoncelle et Vincent Peirani à l’accordéon, artistes que nous avons eu la chance d’apprécier à plusieurs reprises dans ces colonnes, élargissent, par une constellation de couleurs, le spectre de cette musique… Quarante-sept minutes de calme aérien, d’atmosphères soyeuses, de réflexions sur ce qui fait qu’un artiste compose et partage son expérience avec un public. C’est ce que Federico Casagrande nous propose au cours de neufs morceaux que compose cet album. Intitulé de manière fort à propos, At The End Of The Day, l’on comprend que ce jour représente toute une vie. Une vie de musique, faite de joie, de tristesses, de remords et de regrets, mais aussi de grâces pour lesquelles l’on remercie le Créateur, quel qu’il soit. C’est une musique intérieure, où bouillonnent les sentiments et se concentrent l’essence même de cette vie terrestre. Une formidable expérience à réaliser!

12/1/2015L’enaeditorial
Federico Casagrande - Poète à six cordes

On l’a d’abord remarqué au sein du trio The Drops, en cheville avec Christophe Panzani, tissant avec une finesse tout arachnéenne un subtil entrelacs de timbres et de lignes en arrière-plan du ténor. Un premier album sur le label CAM JAZZ, au titre poétique, The Ancient Battle Of The Invisible, en quartet avec le vibraphoniste Jeff Davis, avait jeté un autre éclairage sur ce guitariste natif de Trévise, porté par un sens mélodique dont on comprend qu’il ait su conquérir en 2003 le jury de la Gibson Montreux Jazz Festival Guitar Competition présidé par George Benson en personne. Mais si Federico Casagrande affiche sur son cursus plusieurs années d’études à Berklee, son jeu semble étranger aux stéréotypes de la phraséologie du jazz qui saturent parfois celui de ses confrères. Pratiquant le solo depuis plusieurs années, Casagrande vient de publier un album qui fait la somme de ses expériences sonores, privilégiant pour l’occasion la guitare acoustique, “préparée” sur la moitié des pistes, accordée de manière inhabituelle parfois, pour mieux dessiner sa propre poésie intérieure, à la manière de Pat Metheny, invitant au gré des plages le violoncelle de Vincent Courtois ou l’accordéon de Vincent Peirani à apporter leur touche à ce univers teinté d’influences dark venues du rock. Adopté par l’underground du jazz parisien, le guitariste italien, 34 ans, chevelu et barbu comme un Christ tiré d’un tableau de la Renaissance, a tout pour s’affirmer comme l’une des voix singulières de la guitare contemporaine.

18/12/2014Jazz NewsVincent Bessières
Federico Casagrande At The End Of The Day

“At The End Of The Day”, il nuovo disco di Federico Casagrande registrato a gennaio a Parigi ed uscito per l’etichetta CAM JAZZ, è un top record di questo 2014. Casagrande prosegue il suo personalissimo cammino fatto di esplorazioni, intuizioni, emozioni. È un altro viaggio intorno all’anima nei suoi recessi più intimi. Perché c’è sempre una punta di esplicita inquietudine, un non-detto, un non-espresso che sembra implicare che la ricerca della bellezza sia anche un processo che si avvicina pericolosamente, sfiorandolo, al dolore. Giocando con gli anacronismi si può dire che “At The End Of The Day” ricorda le incisioni di William Blake, i racconti di Edgar Allan Poe, certe piazze deserte di Giorgio De Chirico dove spicca, per contrasto, l’umanità evaporata. Federico crea un universo concentrico, attorno al quale operano i suoi collaboratori, con un apporto di grande intensità ma anche di deferente e meritato rispetto riguardo al Progetto, all’idea creativa. Perché il Casagrande-pensiero non è un albero dai frutti intrisi di egocentrismo ma, al contrario, l’output di una personalità dominante che crea attorno a sé un vuoto sonoro, un black hole che ricorda il canto ammaliante delle Sirene. E chi ascolterà questo disco farà come quel tale Ulisse che si fece legare all’albero della nave oppure si lascerà trascinare verso l’abisso? Chi scrive non ha avuto paura. Anzi, curiosamente, questa musica è incredibilmente terapeutica e forse andrebbe venduta solo su prescrizione medica. Del resto il musicista, il poeta, il pittore non sono forse sciamani, in questo secolo inquieto?
Cinque stelle su cinque e finiamola qui.

13/12/2014OutuneMarco Lorenzo Faustini
Federico CASAGRANDE : «At the end of the day»

Cela fait huit ans maintenant que Federico Casagrande se livre à l’exercice de guitare solo sur un instrument acoustique une peu détourné ( accord inhabituel, «préparation»). Ces compositions sont issues de ce travail et repensées pour accueillir des invités (de marque). Une atmosphère nocturne, étrange, souvent surprenante comme en témoigne Alain Gauthier (compte-rendu de concert le 26 nov. 2014 - Paris). Le «maillage serré» que nous évoquions à propos du précédent disque (mars 2013) s’est transformé ici en dentelle ajourée qui laisse passer le clair de lune. (Michele Rabbia est toujours aussi inventif et inattendu!)

3/12/2014culturejazz.fr - Pile de disquesThierry Giard
Federico Casagrande At The End Of The Day

On s’est passionné pour la plume et la guitare de Federico Casagrande, coleader de The Drops, ou sideman. Influencées par l’univers tourmenté de Nick Drake, ces neufs compositions pour guitare acoustique qu’il a arrangées en s’entourant d’un violoncelle, de percussions électriques et d’un accordéon, témoignent d’un vocabulaire harmonique original s’appuyant sur des préparations et accordages singuliers dont l’intérêt ne dissipe pas, hélas, certaine monotonie.

15/11/2014JazzMagazine JazzmanLe
Federico Casagrande At The End of The Day

Federico Casagrande joue de la guitare acoustique, dans différentes formations et parfois en solo. Voilà une assertion qui n’a rien de particulièrement saisissant. Sauf que le bonhomme n’en joue pas comme le premier venu. Son instrument est davantage un pourvoyeur d’atmosphères dont il tire des sonorités plus variées qu’un fournisseur d’accords pour chansonnettes. Avec At The End of The Day Federico Casagrande sort un album très personnel où seuls sont autorisés avec parcimonie le violoncelle (Vincent Courtois), l’accordéon (Vincent Peirani), quelques percussions discrètes et un (petit) peu d’électronique (Michele Rabbia). Juste ce qu’il faut pour apporter un surcroît de couleurs à neuf compositions où la guitare impose sa route, tranquillement, rythmique ou en arpèges, s’effaçant parfois pour laisser ses trois accompagnateurs prendre temporairement, à tour de rôle, le relais mélodique. Paisible voire contemplative, souvent sereine et parfois mélancolique, la musique qui se déploie lentement ici est une invitation à ouvrir des fenêtres entrebâillées derrière lesquelles se dessinent des paysages impassibles, reposants, que traversent sans heurts les saisons. Transparent, limpide, le disque ne s’aventure que rarement dans les territoires risqués de l’expérimentation non contrôlée. A ce titre, «Can You See It?» co-écrit par Michele Rabbia, fait figure d’OVNI électro-acoustique au milieu de ses compagnons. Nonobstant cette curiosité, l’album fait preuve d’une remarquable unité. Décor instrumental d’une pièce sans paroles, At The End of The Day porte bien son nom: un voyage planant entre chien et loup.

14/11/2014chromatique.netJean-Philippe Haas