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Martial Solal

Solitude

Cam Jazz CAMJ 7794-2

Item: full_album_8024709779427_CD

Artists :
Martial Solal ( Piano )
Release date
Jan 17, 2007
Duration
0:48:02
Barcode
8024709779427

The new album by legendary pianist Martial Solal. The crème de la crème, the nec plus ultra, the acme of piano solos...


After the exceptional Rue De Seine duet with American trumpeter Dave Douglas, Martial Solal is leader of this new album for CAM JAZZ. A title that is already in itself symbolic: recalling the famous Ellington composition, obviously present on the CD, the Franco-Algerian pianist performs in complete solitude, one of many dimensions where he is most congenial and which allows him to put forth all of his instrumental and expressive mastery.


Recorded in Paris on 29, 30 April 2005 at Acousti Studio Recording & mixing engineer Jean-Marc Pinaud


Liner notes by Yvan Amar

Reviews

MARTIAL SOLAL
Partiamo subito con un’affermazione forte, ponderata e che potrebbe sembrare eccessiva: il miglior pianista di jazz in attività, senza nulla togliere a grandissimi come Jarrett, Hancock, Corea e qualche altra grande personalità nera come Kenny Barron o McCoy Tyner, è un ottantenne che è nato ad Algeri e ha svolto gran parte della sua attività, iniziata più di mezzo secolo orsono, in Europa. Non finendo mai di stupire, di andare avanti, di studiare, di aggiornarsi, anche in tempi assai recenti in cui avrebbe potuto godersi una tranquilla vecchiaia. Il suo nome è Martial Solal e il suo ultimo album per la CAM Jazz, “Solitude”, va considerato un autentico capolavoro. Già il disco inciso qualche tempo fa in coppia con trombettista americano Dave Douglas ci aveva stupito per la vitalità con cui questo anziano signore osava confrontarsi con uno dei leoni rampanti del jazz contemporaneo, ma con “Solitude”, realizzato come da titolo unicamente in compagnia del suo fido pianoforte acustico, Martial Solal arriva dove sarebbe stato forse impensabile sperare.
Innanzitutto, e lo dico con alle spalle almeno quattro o cinque ascolti attenti, questo disco tutto è tranne che quello di un musicista che all’anagrafe risulta essere nato nel 1927. A questa età, ed abbiamo più di una prova a riguardo (tanto per non essere vaghi, l’ultimo magico John Lewis), si è soliti avere con i tasti del pianoforte un rapporto intimo, delicato, quasi carezzevole. Solal suona invece con impeto, direi quasi con vigoria, con attacchi e note precisissime, scandite, significative. Chi lo ascoltasse senza conoscerlo, lo riterrebbe una giovane promessa e non un veterano. Fin qui la parte fisica. C’è anche quella mentale, che rimane lucida, curiosa, tesa a dare e dire di più. Solal suona cinque brani molto noti, da “Darn That Dream” a “Caravan” di Ellington, “Our Love Is Here” di Gershwin, “On A Clearly Day” e “In My Solitude”. In ognuno di essi non cade neppure una volta (e non ci sarebbe stato nulla di male) nell’esecuzione mainstream, magari facendo leva sulle capacità interpretative. Il pianista invece sente l’esigenza di esplorare ancora queste melodie e regala versioni nuove e da brividi. Infine l’aspetto aurorale. All’interno del disco Solal si ritaglia lo spazio per tre brani nuovi basati su un criterio improvvisativi modale che ben riconosciamo e che già l’artista aveva messo in pratica in passato. Ma ditemi quale jazzista tanto avanti con gli anni è in grado di scrivere oggi così? Forse il solo Ornette Coleman. In conclusione si resta quasi storditi da tanta bellezza, tanta lucidità, tanta bravura. E pensare che in troppi neppure lo conoscono… Applausi scroscianti. Registrazione all’altezza.

Commento tecnico:
qualità artistica: 9
qualità sonora: 10
15/03/07AudioreviewMarco Crisostomi
MARTIAL SOLAL Solitude
Solal è uno spettacolo. Se parlando di lui si citassero lo strapotere pianistico di Tatum, il tocco di Peterson, la fantasia armonica e ritmica di Jarrett o Jamal, non sarebbe un banale elenco di modelli di riferimento ma solo un tentativo di far assaporare il livello eccezionale della musica prodotta da questo signore ottantenne. Sconcertanti sono la fluidità e la limpidezza con cui Solal realizza alla tastiera idee melodiche, armoniche e ritmiche travolgenti, modernissime eppure così profondamente radicate nella tradizione. Si ha costantemente l’impressione che possa suonare qualunque cosa partendo dallo spunto del tema di uno standard che, quando non ci se l’aspetta più, ritorna camuffato, trasfigurato: come se il pianista ci sfidasse a ritrovarlo mentre affonda e riemerge trascinato dal flusso.
E, si badi bene, non si tratta di superficiali giochi di prestigio pianistici: ogni “voicing” racchiude, nella sua costruzione, la sapienza e il gusto di un gigante del jazz che non ha fermato la propria evoluzione artistica a una certa epoca ma ha continuato a esplorare e ricercare, facendo tesoro della tradizione. Roba da far impallidire in poche battute molti “giovani leoni” del pianismo contemporaneo.
02/04/07Musica JazzAntonio Iammarino
SOLITUDE
Discipline cruelle, la musique ne fait pas de cadeaux. Et le plus constant des musiciens peut rester médiocre malgré les efforts d'une vie. Assis depuis soixante ans à son piano, Martial Solal connaît sa chance: un toucher inné d'une rare beauté, un don du rythme, un doigté si délié qu'il rendrait jaloux un contorsionniste. Travailleur inlassable, Solal a nourri sa passion d'une érudition kaléidoscopique. De sa solitude, le pianiste livre ici sa plus belle interprétation de standards - de Gershwin à Irving Mills - et de ballades originales. Plongé dans un jeu de citations, ce virtuose parcourt des thèmes immortels que son imagination débordante détourne. Ici, une touche hispanisante à la Ravel. Là, un phrasé imprévu, évoquant le «déconstructivisme» de Charlie Parker. Lyrique et plein d'humour, la Solitude de Martial Solal est une merveille à partager.
29/03/07L'EXPRESSPaola Genone
MARTIAL SOLAL Solitude
Lorsque j’ai rencontré Ahmad Jamal, il m’affirmait: “En Europe, je ne connais qu’un pianiste, c’est Martial Solal“. Immense musicien effectivement, compositeur dont l’importance déborde le jazz, chef d’orchestre grandiose, et pianiste superlatif à la technique brillante, toucher de rêve; humoriste dévastateur pince-sans-rire. Pour fêter ses 80 ans (incroyable à voir Martial !), Camjazz et Ermanno Basso l’ont enregistré magistralement en solo absolu dans un show-studio qui s’ouvre et se referme avec Darn That Dream, présente 3 compositions originales dont Chi Va Piano (fallait le trouver), deux souvenirs de Duke Ellingotn et un intriguant Gershwin. L’Album chef-d’œuvre d’un maître.
13/04/07La StradaPierre Lapijover
MARTIAL SOLAL Solitude
Fini le temps des traits virtuoses, les folles cavalcades sur le clavier, la prolixité brillante et réfléchie qui ont fait la réputation de Martial Solal. Dans sa “solitude“ d’homme à l’aube de ses 80 ans, l’heure est à l’économie vertueuse, quasi méditative. Plus attentif aux réverbérations du piano, laissant résonner les notes choisies, appuyant les dissonances jusqu’à habituer l’oreille, modérant son allure jusqu’à parfois le suspendre, le pianiste joue avec sagesse, prêtant une attention aux notes et aux silences qui témoignent d’un art du solo profondément repensé. C’est la sagesse d’un musicien qui n’a rien à prouver si ce n’est qu’avec des moyens qui ne sont plus ceux d’un jeune lauréat de conservatoire, il peut continuer à faire de la grande musique et, au besoin, sortir de sa botte un trait fulgurant qui fait mouche. Renforcées par une prise de son “dans le piano“, la limpidité des cheminements mélodiques (due à une main droite très économe, souvent en “single notes“) et la vigueur de l’attaque intacte dessinent de claires variations sur un répertoire largement composé de standards dont, fidèle à lui-même, Martial Solal se plaît à diffracter inlassablement les contours : “Caravan“ n’en finit pas de miroiter au soleil du piano, “Our Love Is Here To Stay“ est traité comme un jeu de cache-cache, “Darn That Dream“ (livré en deux versions) s’édifie et se démonte comme un échafaudage. Le tout est jouer et inventif comme Solal sait l’être, élégant et nuancé comme son confrère Hank Jones, noble et surprenant à la Duke Ellington. Du grand art, un grand Solal.
13/04/07JazzmanVincent Bessières
MARTIAL SOLAL Solitude
Tout est beau chez Solal, serait-on tenté de résumer pour échapper au redoutable exercice de style qui consiste à tenter de décrire la musique d’un grand maître. Mais ces 48’02“ de perfection solitaire, il va pourtant bien falloir les traduire par un vocabulaire qui semblera forcément vulgaire… Ne serait-ce que pour essayer de capter l’attention des réfractaires, et il y en a dans la jazzosphère : l’excès de talent peut en effet déplaire, voire nuire à la santé des plus ou moins doués. Alors on préfère déclasser. Hors-jeu, Martial Solal ? Mais oui, depuis toujours ! “Solitude“, exposition radicale d’états d’âme au travail, n’échappe pas à cette logique excentrée – plutôt qu’excentrique. Un “Darn That Dream“ en effeuillé d’harmonies subtiles pour commencer, devenu “stride“ émerveillé en conclusion, un “Caravan“ tourmenté puis vidé de sa substance pour mieux renaître, impeccablement réconcilié avec lui-même. Que dire de la fresque prodigieuse imaginée à partir de presque rien, “In My Solitude“ prenant des airs de “medley“ facétieux ? Et cette structure en escargot acrobatique : six standards intégralement repensés (trois et trois) qui encerclent trois improvisations frémissantes, vagabondes, jamais empressées ? “Chi Va Piano“… Allez donc écouter la suite !
13/04/07Jazz Magazine - Disques d'émoiLorraine Soliman
SOLITUDE
Il fallait quand même que l’âge finisse par se faire entendre dans le jeu de Martial Solal, cet homme n’est pas surhumain. Donc voilà Solitude, album solo, pas le premier et sans doute pas le dernier de sa longue carrière. Les 80 ans du pianiste algérois s’y entendent au moral, pas au physique. Il a toujours eu le goût de la performance : sonner comme un pianiste à quatre mains ou à vingt doigts lui paraissait aussi naturel qu’à Art Tatum. Sa technique reste sans faille mais il la met moins à l’épreuve. Ou alors différemment : dans la luminosité du toucher, dans une sorte d’économie du miracle, l’autre nom de la sérénité chez un virtuose.
Il y avait chez Solal jeune du détachement par rapport aux feux d’artifice qu’il lançait comme des tours de magie. Nous, on s’ébahissait. A présent, il s’investit plus affectivement dans sa musique, sans effusion ; mais à écouter ses accords glissants, ses pirouettes, son jeu de pieds aussi – important, les pédales, pour le piano, quand on le veut total –, on s’aperçoit qu’il y prend un plaisir nouveau. Nous aussi, du coup. Son Darn that dream en deux versions, deux couleurs, son ellingtonien In my solitude, son Caravan de dessin animé, ses nouvelles compositions pas biscornues et dont l’une flirte avec le blues, son humour sur Chi va piano…, nous les écoutons avec une fraîcheur de découverte. Comme nous avons toujours aimé Martial Solal pianiste et sommes souvent restés intimidés par ses expériences orchestrales en forme de Rubik’s Cube désarticulé, nous découvrons qu’il a aussi aéré son écriture dans Exposition sans tableau, le disque qu’il a récemment publié chez Nocturne avec son Newdecaband et d’excellents solistes (dont Eric Le Lann en belle forme). Solal le magnifique.
18/04/07TeleramaMichel Contat
Martial Solal, mille variazioni per un piano senza confini
Martial Solal, pianista e compositore nativo di Algeri ma francese – anzi parigino – a tutti gli effetti, sta per compiere ottant’anni. Gli siano dati onore e gloria come merita. Ha fatto studi regolari senza prendere il diploma, ma per suo conto ha maturato tecnica straordinaria e capacità improvvisative tali, specie come solista (“basta essere in due per suonare peggio” dice) da ricordare da vicino il sommo Art Tatum. E tuttavia lo stile di Solal è del tutto autonomo e mirabilmente europeo. Questo ennesimo volo solitario che nel complesso dura meno di 50 minuti è concepito secondo i suoi canoni consueti: temi propri, temi standard, omaggi al prediletto Duke Ellington che l’incalzare delle variazioni rendono talvolta in conoscibili ma perfino più belli.
20/04/07Il GiornaleFranco Fayenz
Solitude
Ottant’anni e non sentirli. Estasi profonda nel calarsi nel pozzo dei ricordi e tornare su con qualche brano stranoto da ricreare.
E quando compone lascia trasparire un’imbarazzante disinvoltura, vedi Bluesine. In Francia gridano al miracolo.
27/04/07diarioFederico Scoppio
Martial Solal: Solitude
The great French pianist turns 80 this summer, but on the evidence of this wonderful solo session, his expressive powers remain undimmed. Solal works his way through a programme of standards and originals with all his trademark originality and invention. His ideas remain as fertile as ever and he is still capable of springing surprises, as on his unsentimental readings of “Darn That Dream” and “Caravan”. His own “Medium” and “Bluesine” are splendid compositions, and they get rigorous workouts. For freshness and spontaneity, there are still few pianists who can match Solal on this sort of brilliant form.
26/04/07Yorkshire PostAV
Il 34° giro
…Ne ha, invece, da vendere, l’ultima fatica solitaria di Martial Solal. Il pianista, ormai ottuagenario, non smette di meravigliare. Dall’alto di un magistero tecnico inarrivabile, asciugato in un lavoro di ripensamento che rende il suo stile lontano dall’irrefrenabile virtuosismo delle antiche prove solistiche, Solal mostra come la tecnica, nel suo caso, sia sempre ancella di un ragionamento musicale fierissimo, implacabile. Le sue riletture di celebri standard (“Darn That Dream”, “Caravan”, “On A Clear Day”) emozionano come fossero pagine originali. E di fatto, lo sono: è la capacità di interpretazione e riscrittura che oggi rende Solal musicista sublime. Come sempre. Come pochi altri.
15/05/07JazzitVincenzo Martorella
Solitude - 4.5 stars out of 5
Ennesima prova d'autore di Martial Solal, splendido protagonista di un disco meraviglioso in solitudine. Un'opera impressionante per il modo in cui arriva dritta sia al cuore che alla mente del fortunato ascoltatore.

Una gemma di perfezione, in cui nulla è fuori posto: tensione emotiva; verve; sapienza armonica; capacità descrittiva, quasi visionaria di aggiungere nuove cellule melodiche agli standard, per irrobustirli con progressioni armoniche inedite.

Una riscrittura istantanea elettrizzante quanto imprevedibile; un'opera di pura ricreazione estemporanea che dà molto all'ascoltatore, richiedendo al tempo stesso attenzione, approfondimento ed il dovuto rispetto che si deve ai capolavori.

Una prova ispiratissima o meglio una imperitura lezione di creatività, alla quale le nuove generazioni di musicisti dovrebbero guardare con venerazione, quale fonte infinita di apprendimento. Camaleontico; irriverente; aforistico. Il suo è uno stile pianistico magmatico, che trascende le mode e gli stili, fino a toccare le più alte vette dell'arte jazzistica.

Cos'è che distingue un genio dall'apprendista stregone o dall'artigiano? Provate ad ascoltare con attenzione brani (”Darn That Dream”, “Our Love Is Here To Stay”) dalla piacevole figura melodica per scoprirvi qualcosa di più e di diverso: un lirismo asciutto ma vibrante di escursioni avventurose; una recherche alla scoperta del nuovo e dell'inatteso, per ricreare totalmente quanto interpretato. Un profluvio di genio e grazia espressiva, ben immortalato in questa gemma.

Imperdibile.
21/05/07http://italia.allaboutjazz.comMaurizio Zerbo
Martial Solal SOLITUDE
Sempre difficile, per un pianista jazz, cimentarsi nella prova di un disco per piano solo. In questo caso la ripartizione dei brani (sei standard e tre improvvisazioni, quindi due terzi e un terzo) rispecchia perfettamente la quota di jazz tradizionale rispetto all’innovazione. Naturalmente l’attempato Martial Solal si trova a perfetto agio nella “musica di frontiera”, come nella più comune riscrittura degli standard. Nelle prove per solo pianoforte si è ascoltato di tutto, dal umorismo, ai colti rifacimenti melodici. Martial Solal sceglie una via di grande intelligenza e maturità, accontentandosi (si fa per dire) di nascondere le sue frequentazioni avanguardistiche dietro un’apparenza formale di grande pregnanza e concretezza. Il risultato è invitante dalla prima all’ultima nota, senza gli appelli al silenzio e alla concentrazione, ormai di prassi in questi casi. Al contrario, il canovaccio melodico è sempre rintracciabile, la ritmica, anche appena suggerita, è molto presente, come conviene nel jazz. Il flusso sonoro resta agibile in ogni brano, con una giusta dose di lirismo. Mancano sia la frammentarietà e la sospensione, sia un approccio del tutto fisico allo strumento: è stata scelta la via di un’aurea medierà, concreta e molto efficace, che privilegia la zona centrale della tastiera. Si può affermare, quindi, che invece di una sperimentazione, magari vacua e noiosa, il pianista ha scelto la via del concedere un’ennesima possibilità al jazz degli standard, con un disco dal sapore veramente universale, consigliabilissimo. La registrazione, di buon livello, privilegia la complessità del suono del pianoforte piuttosto che la sua analisi, con un risultato morbido e parecchio ambientato, giustamente concreto.

Commento tecnico:
qualità musicale: 8.5
qualità tecnica: 8.5
25/05/07SuonoPaolo Aita
Martial Solal
Le grand pianiste, jadis pilier du Club Saint-Germain, revient dans le quartier dans lequel il a croisé les plus grands jazzmen américains. Ses compositions sont d’un raffinement et d’une pureté dignes du cadre de la fameuse église abbatiale qui l’accueille ce soir pour un récital en solo.
15/05/07Paris Capitaleeditorial
Martial Solal Solitude - three stars
Whether or not this is intended to recall an illustrious career, “Solitude”’s opening track (“Darn That Dream”) immediately takes me back to the 1960 LP “Ouin-Ouin”, whose Side Two was unaccompanied piano and began with the same tune. Needless to say that Solal’s interpretation, in this and the alternate take which closes this set, has moved on a bit and yet the style is absolutely consistent with his early work. As in the four other standards, command of the instrument is unquestioned while the material is regularly dislocated with unsettling but easily understood shifts from in-tempo to out, oblique harmonies that sound equally out, and bizarre humour. Among the originals, another rerun (“Bluesine”) is a 12-bar in D-flat and, revealingly, the only track with a constant beat – although your internal pulse needs to be strong in order to realise it. Equally, you need to be pretty familiar with the standards to recognise them at times, but you’ll be smiling when you do.
01/06/07JazzwiseBrian Priestley
Solitude - DISCO DEL MESE AUDIOREVIEW
Si resta quasi storditi da tanta bellezza, tanta lucidità, tanta bravura. Applausi scroscianti. Registrazione all'altezza.
Dopo il sorprendente duetto di “Rue De Seine” con il trombettista statunitense Dave Douglas, Martial Solal è protagonista di un nuovo album per la CAM Jazz: “Solitude”. Un titolo che è già di per sé emblematico: richiamandosi alla famosa composizione ellingtoniana, ovviamente presente nel CD, il pianista franco-algerino si produce in completa solitudine, cioè una delle dimensioni a lui più congeniali che gli permette di mettere in campo tutto il proprio magistero strumentale ed espressivo. Definito non a caso l’Art Tatum europeo, Solal non è appunto nuovo a imprese del genere, ma ogni volta compie un piccolo miracolo, reinventando completamente ogni materiale al quale si avvicina. Ascoltare filtrata dalle sue prodigiose mani l’ennesima rielaborazione di uno standard è quindi un’esperienza di ascolto sempre appagante, stimolante. Registrato a Parigi nell’aprile del 2005, “Solitude” di standard ne comprende diversi: Darn That Dream (proposto in due versioni, poste alle estremità del CD), On A Clear Day, il gershwiniano Our Love Is Here To Stay. E poi ci sono i due capolavori ellingtoniani Solitude e Caravan. Completano il quadro tre composizioni dello stesso pianista, in realtà altrettante splendide improvvisazioni: Chi va piano, Medium e Bluesine. Illuminante è, in proposito, la descrizione che Yvan Amar ne fa nelle note di copertina del CD: “Nascoste in mezzo a tutti quegli standard, così spesso percorsi in una lunga carriera ed in una lunga memoria del jazz, ecco tre improvvisazioni prettamente solaliane: giochi di trapezio acrobatico, dove si riconosce, ad ogni slancio, la silhouette di Martial, dove lo seguiamo quando la grazia della musica lo guida, come in Medium, per scoprire figure inedite, atmosfere improvvise ed emozioni nuove”.
Nato nel 1927 in Algeria, dove trascorse l’infanzia ed ebbe modo di fare la conoscenza del jazz quando aveva 13 anni, Solal è sempre rimasto profondamente legato al linguaggio moderno di questa musica, ma nello stesso tempo vi ha apportato quella componente prettamente europea ravvisabile anche nel suo essere musicista disponibile ad affrontare imprese diverse. Dal piano solo all’orchestra, passando per i più svariati tipi di formazioni intermedie, anche anomale e talvolta persino in avanti sui tempi (nel 1970, per esempio, non era cosa da tutti ideare un trio per pianoforte e due contrabbassi), Solal non si è mai tirato indietro anche davanti alle sfide più rischiose, uscendone sempre vincitore. In Francia, dove si trasferì nel 1950, è ovviamente considerato una vera e propria istituzione, al punto che da parecchi anni viene organizzato un prestigioso concorso pianistico internazionale che porta il suo nome. E nel 1999 lo stesso pianista è stato insignito in Danimarca del Jazzpar, sorta di premio Nobel del jazz. Nell’arco della sua brillante carriera, Solal ha suonato con illustri jazzmen provenienti da oltre oceano, quali Sidney Bechet, Kenny Clarke, Stan Getz, Lucky Thompson, Art Farmer e Lee Konitz, stabilendo proprio con quest’ultimo un sodalizio protrattosi nel tempo e scandito da numerosi momenti di grande intesa creativa, inclusi i due album del 1968 “European Episode” e “Impressive Rome” pubblicati dalla CAM Jazz. Ma non vanno dimenticate le collaborazioni con i migliori colleghi transalpini, da Stephane Grappelli ad un uomo d’avanguardia come Michel Portal. E grazie al suo poliedrico talento, Solal ha avuto più volte anche occasione di cimentarsi col mondo del cinema, lavorando anche con il capofila della nouvelle vague, Jean-Luc Godard.
01/03/07AUDIOREVIEWMarco Crisostomi
Martial Solal: 'Solitude'
Après son “Exposition sans tableau” (une partition diabolique…) à la tête de son Newdecaband, c’est en solo et toujours en grande forme que l’on retrouve Martial Solal. Sa prodigieuse technique, il la met ici au service d’une pensée dont la rigueur se voit toujours chatouillée par l’esprit farceur du personnage (au jeu des citations, des chausse-trapes, le pianiste est imbattable). Cette “Solitude” ? C’est beau comme du Tatum qui aurait longuement médité Ellington et Monk. Du pur Solal, en somme.
12/04/07Nouvel ObservateurB.L.
SOLAIRE SOLAL
Ebouriffant, unique, le pianiste Martial Solal est assurément un musicien d’exception.
Comme des principes élevés lui interdisent les formules toutes faites, son jeu foisonnant, impeccable mélange de goût et d’écrasante maîtrise technique, prend des aspects toujours inédits, fantasques, étrangers à la banalité. Ici, en solo sur quelques standards très familiers (te trois originaux), ses facétieuses, voire diaboliques, mais toujours captivantes variations respirent la plus insolente des libertés et régaleront l’esprit.
06/04/07le generalistePhilippe Bourdin
Vertigineux ovni
JAZZ. Festivals. Chapeau bas à Jazz à Saint-Germain et à la formidable ambiance qu’il communique au Quartier latin, ainsi qu’à Jazz sous les Pommiers…
le solo de Martial Solal (le 15, à la Nuit du Piano jazz). Sort, d’ailleurs, un CD sublime, “Solitude”. L’improvisateur hors pair, dont les plus grands jazzmen américains admirent le génie créateur, y mène une quête plutôt méditative, fascinante. Émotion de retrouver, un demi-siècle plus tard, l’astre du piano qui illumina l’âge d’or du Club Saint-Germain, grâce au festival d’aujourd’hui.
12/05/07l’Humanitéeditorial
Prestations solos -- La course en solitaire
Etre seul face ou avec son instrument relève toujours de la prouesse mais rarement d’une forme de narcissisme tant l’exercice est périlleux.

La course en solitaire est le reflet de soi. Le solo se prépare. Comme un marathon auquel il ressemble dans l’épreuve et l’endurance… Cela fait des décennies que Martial Solal appartient à la dynastie des maîtres du clavier en noir et blanc. A presque 80 ans, le pianiste/compositeur/arrangeur/chef d’orchestre n’avait plus rien à prouver sauf… de se lancer un nouveau défi. C’est là aussi chose faite avec “Solitude”, son dernier CD en solo.
A l’exception de trois titres personnels, ce pianiste superlatif s’est promené avec beaucoup de volonté, de ténacité, une certaine férocité et une agréable aisance rythmique et mélodique, sur des classiques de Duke Ellington (“Caravan” encore), George et Ira Gershwin ou encore Van Heusen/de Lange. De terres connues et si souvent labourées, mais qui regorgent d’imprévus quand elles sont maîtrisées par une star comme M. Martial Solal.
23/04/07Le quotidien du medecinDidier Pennequin
Le clavier savant de Martial Solal
Martial Solal est un funambule qui adore retomber là où on ne l’attend pas. L’exercice du piano solo auquel il se prête dans ce nouvel album “Solitude” est donc pain bénit pour lui. Il jette sur une toile musicale au standard qu’on croyait usé des traits de couleur sans cesse changeants, dans des combinaisons incroyablement savantes. Aucun repos ici pour l’auditeur, aucune pause pour s’appesantir sur l’émotion : le pianiste est déjà reparti dans un virage rythmique en épingle vers un autre univers qu’il quittera aussi vite. On en ressort ébahi et au moins aussi essoufflé que lui.
21/04/07La CroixYann Mens
JAZZ SOLITUDE
Martial Solal, un maestro di sorprese al pianoforte

Dalle nostre parti non si vedeva un disco solitario di Martial Solal dai tempi di un bel doppio dal vivo del 1994. e se ne sentiva il bisogno: il formidabile pianista francese, classe 1927, non è infatti solo un magnifico virtuoso del suo strumento ma soprattutto un musicista di grande spessore; con lui, perciò, non c’è mai il rischio di una musica fine a se stessa. Ogni brano di questo “Solitude”, dedicato in buona parte a standard notissimi, è una sfida contro l’ovvietà per recuperare il gusto della sorpresa. Solal ci fa tornare bambini, stupendoci con accostamenti sonori incongrui e fascinosi; e ci fa anche crescere, portandoci attraverso la costruzione finissima e consapevole di ogni improvvisazione. Un disco per palati fini, ma anche un’ubriacante introduzione a ciò che significa suonare jazz oggi; basterebbe confrontare le due versioni dello stesso brano, “Darn That Dream”, che aprono e chiudono l’album.
06/05/07Corriere della SeraClaudio Sessa
Three Views of Solo Piano From Around the World: Frank Kimbrough, Andrea Keller & Martial Solal
Solo piano allows a jazz artist the most freedom, but it is also a litmus test for the ability to improvise in depth, since there is no opportunity to coast without a rhythm section or additional instruments to take up the slack...
... Martial Solal, who recently turned 80, is still one of the top active jazz pianists. Solitude, recorded in the spring of 2005, is remarkable in that Solal is able to find fresh approaches to such familiar fare as “Darn That Dream”, which is heard in two separate takes. The Frenchman has plenty of fun with this standard, darting in and out of its theme, inserting forceful Stravinsky-like chords, a touch of stride and other embellishments that will prompt smiles. Likewise, Solal doesn’t just lope through the old warhorse “Caravan”, but uses rapid-fire runs (though with a bit more restraint than Art Tatum or Oscar Peterson) even though the tempo of the piece itself is fairly normal. He dissects and reassembles the normally tranquil ballad “(In My) Solitude”, hinting briefly at its melody before returning to his playful pyrotechnics...

Solal has also done his share of composing during his career, though his pieces are not widely known. He revisits “Bluesnine” (the title track of a 1983 solo album for Soul Note), an effusive blues punctuated with the pianist’s percussive touch and humor. The strident theme of “Medium” suggests Miles’ “Freddie the Freeloader”, though in a far darker context.
03/02/08AllAboutJazz.comKen Dryden
Martial Solal SOLITUDE
La juventud artística de Martial Solal s presenta una vez más, al desnudo. Y el hombre tiene ochenta años. Solal parece hecho para el piano solo, o mejor, su repertorio parece hecho para el piano de Solal, en solitario. Al escuchar este disco podemos imaginarlo en la aislamiento de su casa, recorriendo la hístoria del jazz y aportando a ella su exquisitez, buen gusto y, aun, sus excesos. Solal es un experimentador del teclado en el estilo de los compositores clasícos, un partidario de las teclas activas a la manera de Alexander Scriabin, y, a veces Art Tatum (el mayor Scriabin del jazz). Aquí encontraremos composiciones de Ellington, standards y tres temas de Solal, donde se patentiza la tendencia orquestal del pianista/compositor. A Solal puede definírselo como la máxima expresión del jazz no estadounidense, por intensidad y persistencia. Más de seis décadas de carrera avalan esta suposición.
15/05/07Cuadernos de jazzC. Sampayo
Martial Solal Trio SOLITUDE
A cualquiera le gustaría tocar el piano, o hacer cualquier cosa, con la habilidad de Martial Solal; hablo del prodigio de sus dedos, de su sonoridad. Cuando nos centramos en el estilo, es decir es su pensamiento, es seguro que la multitud se acorta. Solal tiene un talante compositivo no siempre límpido, que aparte de en las creaciones propias, impregna sus improvisaciones sobre standards. Es un desbordamiento producto de un espíritu inquieto y espansivo, pero no del todo generoso: sus invenciones parecen, no pocas veces, destinadas a sí mismo, y da la impresión de que la habilidad es el motor impulsor. Sus últimos discos en trío nos traen un torrente de notas y acordes no siempre plenas en contenido (aunque tampoco vacías). ¿Podría señalarse que es sólo forma? Sería una injusticia porque atentaría contra una tradición instaurada por el propio pianista hace más de medio siglo, pero no puede dejar de advertirse: la mirada sobre sí mismo vuelve menos atractiva su música, aunque no hace que pierda el peso de la seducción. La magnifica asociación con los hermanos Moutin, sobrios y elegantes, compensa en alguna medida el juego narcisista y da al resultado una razón de ser, más allá de la necesidad de grabar un disco por año a pesar de los ochenta y un años cumplidos por el pianista.
18/02/09Cuadernos de JazzC. Sampayo