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Muhal Richard Abrams

MUHAL RICHARD ABRAMS

Black Saint BXS 1021

MUHAL RICHARD ABRAMS

Artists :
Muhal Richard Abrams ( Piano, Synthesizer )
Release date
Oct 9, 2012
Barcode
8052405140647

MUHAL RICHARD ABRAMS


8 CD box-set


Includes: SPIHUMONESTY, MAMA AND DADDY, BLUES FOREVER, REJOICING WITH THE LIGHT, VIEW FROM WITHIN, THE HEARINGA SUITE, BLU BLU BLU, THINK ALL, FOCUS ONE.


 THE COMPLETE REMASTERED RECORDINGS ON BLACK SAINT & SOUL NOTE is a monographic box-set collection aimed at recounting the most beautiful chapters that revolutionised the history of jazz. A deep philological work, beginning with the original recordings on original master tapes, patiently integrally remastered paying strict attention to sound quality.


Stay closely tuned for more exciting upcoming box-set releases.

Reviews

Muhal Richard Abrams, compositeur expérimental mariant jazz et contemporain

Finie l'écoute de tous les albums du volume 2, j'ai aussitôt commandé le volume 1 qui en contient huit autres, soit dix-sept albums en tout que j'écoute les uns à la suite des autres sans aucune lassitude tant ils peuvent être variés et surprenants ! Le premier volume (1980-1994, soit à peu près la même période) est globalement plus orchestral que le second. Muhal Richard Abrams est fondamentalement expérimental, comme Roscoe Mitchell et George Lewis avec qui il a continué d'enregistrer et se produire. Dans ces albums il invite, parmi tant d'autres, le guitariste hendrixien Jean-Paul Bourelly, les trompettistes Baikida Carroll, Jack Walrath, Cecil Bridgewater, le trombone Dick Griffin, le tubiste Howard Johnson, la soprano Janette Moody, le siffleur Joel Brandon... Il intègre aussi le Theremin, la percussion contemporaine ou des sons électroacoustiques. Au milieu de ses recherches formelles et timbrales, toutes les époques de la Grande Musique Noire peuvent surgir à chaque instant. Plus les racines sont profondes, plus l'arbre a des chances de grandir. À 86 ans, Abrams continue de se produire en public comme lors du dernier festival Sons d'Hiver.

6/12/2016mediapart.frJean-Jacques Birgé
MUHAL RICHARD ABRAMS

Nella preziosa nuova cinquina di box pubblicati dalla CAM Jazz (finora sono ventidue) spicca quello di Muhal Richard Abrams, caposcuola del free di Chicago. Nel 1965 Abrams ha ideato la cooperativistica AACM, stilandone il manifesto fondante. I positivi risultati dell’operazione continuano a riverberare nelle futuristiche e lucide sperimentazioni odierne di Braxton, Threadgill, Mitchell e Smith. Gli otto cd di questo box (ma per la milanese Black Saint l’artista ne ha incisi parecchi di più) espongono le elaborazioni partorite da Abrams tra il ’79 e il ’94. Si incrociano con equilibrio certosino squarci contemporaneo-minimalisti di matrice europea (Malic, The Harmonic Veil, Cycles Five, Peptone) e ataviche reminiscenze nere, sia ciclico-tribali, sia jazz-gospel-blues-free (Mama And Daddy, Blues Forever, Du King, Chambea, The Junction, Encore, Petsrof) o avanzati connubi polilinguistici (Scaledance, Bloodline, Blu Blu Blu, One For The Whistler). In Hearinga e Seesall il vibrafono impazzito di Warren Smith evoca talune soluzioni care al Frank Zappa di Uncle Meat e dintorni. Di assoluto prestigio i collaboratori del pianista/compositore, da Roscoe Mitchell a George Lewis, da Leroy Jenkins a John Purcell, da Marty Ehrlich a Craig Harris, da David Gilmore a David Fiuczynski, da Andrew Cyrille a Baikida Carroll. Godono di pari dignità scrittura complessa e improvvisazione liberatoria.

31/1/2013Audio Review Enzo Pavoni
Muhal Richard Abrams

Dans les intitulés de coffret, chaque mot compte. Voilà pourquoi, une fois avoir bien noté le terme “remastered”, on ne s’étonnera plus de ne pas voir figurer ici certains albums majeurs du pianiste Muhal Richard Abrams: Sight – Song qui ouvre dès 1976 sa collaboration avec le label italien, par (entre autres) de superbes duos avec Malachi Favors, ni Song For All, qui clôt l’histoire vingt ans plus tard avec de monumentales pièces au synthétiseur. Reste donc le reste (enfin, plus ou moins), ce qui est somme tout déjà bien (ca, c’est certain). Huit disques, étalés sur quinze ans (1979 – 1994), qui permettent de prendre la démesure de ce compositeur hors de toute école stylistique (à l’image des castings où défilent les générations, de George Lewis à Ray Mantilla, de Jean-Paul Bourelly à Leroy Jenkins). Chaque recueil du Chicagoan est un plaidoyer pour la créativité: bien malin qui pourrait prétendre enfermer le fondateur de l’AAACM dans telle chapelle, inscrire son histoire sous tel chapitre. Il peut s’adonner aux plaisirs d’un bop alerte (muté en un fugue abstraite) comme sur “Mama And Daddy”, sur le disque éponyme en 1980, ou à de drôles de délires synthétiques un an plus tôt pour “Spihumonesty”. Ou encore saluer Duke Ellington sans une tourneboulante pièce en big band (“Du King”). Voire relever d’un pointe de salsa piquante un blues stratosphérique intitulé “Before And After All”, en 1994. Justement, parce qu’après tout Abrams reste avant tout un musicien essentiellement libre.

1/12/2012Rolling StoneJacques Denis
MUHAL RICHARD ABRAMS

Muhal Richard Abrams est un personnage important de la “Great Black Music”. Ce fabuleux pianiste, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre, est aussi le cofondateur de la fameuse Association for the Advancement of Creative Musicians dont il fut le premier président de 1965 à 1972. Il fut également l’un des grands artistes maison du label italien libertaire Black Saint. Il était donc normal qu’il finisse par se faire “coffret” par les jivaros anglais de Cam Jazz. Voici donc nichés dans ce tout petit boîtier huit albums dont les liner notes sont devenues illisibles (sans l’aide d’une loupe). Ils rendent compte du travail d’artisan d’art de Abrams qui réunit, avec bonheur, autour de son piano ou de son synthétiseur, la crème des improvisateurs noirs américains. Le travail original de la matière sonore est d’une grande richesse avec utilisation maligne d’un cor, d’un tuba, d’une guitare électrique, d’un violoncelle, d’un theremine, d’un siffleur ou d’une soprano lyrique. Cette musique est un beau mélange de tradition et de modernité: du ragtime exubérant au free le plus jubilatoire en passant par le bebop et la musique classique du 20éme siècle. Le seul regret, c’est qu’il manque cinq disques dans cette médiocre réédition un peu bâclée dont le seul intérêt est son prix doux. Dommage: Muhal Richard Abrams méritait un meilleur traitement!

1/12/2012 Jazz Magazine/JazzmanPaul Jaillet