Labels > Cam Jazz > Enrico Pieranunzi > Enrico Pieranunzi Plays Domenico Scarlatti

Enrico Pieranunzi

Enrico Pieranunzi Plays Domenico Scarlatti

Cam Jazz CAMJ 7812-2

Item: full_album_8024709781222_CD

Artists :
Enrico Pieranunzi ( Piano )
Release date
Jul 1, 2008
Duration
0:54:54

The Piano Series


ENRICO PIERANUNZI plays DOMENICO SCARLATTI - Sonatas & Improvisations Somewhere between game, dream and vision, Pieranunzi succeeds in doing something that's never been done before: composing-by-improvising on the sonatas of the most original keyboard composer-improviser of the Baroque Age.
Simply unique. Domenico Scarlatti (Naples 1685 - Madrid 1757) was an Italian composer who spent much of his life in Spain and Portugal. He is classified as a Baroque composer chronologically, although his music was influential in the development of the Classical style. His fame rightly rests on the hundreds of keyboard sonatas, nearly all in the same binary form, in which he gave free rein to his imagination, stimulated by the new sounds, sights and customs of Iberia. In these he explored new worlds of virtuoso technique, putting to new musical ends such devices as hand-crossing, rapidly repeated notes, wide leaps in both hands and countless other means of achieving a devastating brilliance of effect.

Recorded in Ludwigsburg on 8, 9 December 2007 at Bauer Studios Recording engineer Johannes Wohlleben

Reviews

La discothèque idéale
Enrico Pieranunzi plays: Scarlatti Sonatas and Improvisations

Un magnifique exemple de la symbiose possible entre jazz et musique classique.>BR>On connaît les interprétations de Scarlatti désormais historiques de Marcelle Meyer, Horowitz ou Christian Zacharias, entre autres. Enrico Pieranunzi se situe à cette altitude par la vivacité de son phrase, la netteté impeccable de son articulation et son impérieuse motricité. Les sonates K. 18, K 51 et K. 260 ne font d’ailleurs l’objet d’aucune improvisation: «Ce sont des pièces musicales d’une telle intensité et d’une telle solidité structurelle que je n’ai pas ressenti qu’il y ait quoi que ce soit à ajouter », se justifie-t-il. Voyez comment s’interpénètrent la K.208 et sa propre improvisation bouleversante de grâce. C’est dire que l’écoute comparée avec les légendes citées plus haut réserverait sans doute des surprises. Pieranunzi s’explique avec clarté et lucidité sur sa démarche: «J’appelle mon approche composition improvisée (composizione improvvisata). Je me sers de l’improvisation pour élaborer en temps réel des éléments traités dans les sonates en vue de créer des formes narratives complètes. J’utilise tous les moyens employés dans la technique de composition: augmentations et diminutions, inversions, modulations soudaines, changements de couleurs et de formes; en résumé: le vocabulaire de la musique du xxe siècle.» Il existe une manière romantique, luthérienne ou analytique de jouer Scarlatti. Pieranunzi ne jazzifie pas Scarlatti: il crée une manière nouvelle qui, tant par la beauté du résultat que par l’intelligence de la démarche, mérite tous les éloges et une écoute dans tarder.

5/3/2016Classica Magazineeditorial
ENRICO PIERANUNZI - Plays Domenico Scarlatti – Sonatas and Improvisations
On connaît la formation classique et la double carrière de concertiste et de jazzman d’Enrico Pieranunzi. Le lien entre les deux ne pouvait mieux s’incarner qu’à travers ce recueil de sonates de Scarlatti mêlées d’improvisations. À propos de ces sonates (555 au total !) publiées pour certaines sous le nom d’« Essercizi » en 1738, le compositeur annonçait la couleur dès la préface : « Lecteur, que tu sois dilettante ou professeur, ne t’attends pas à trouver dans ces compositions une intention profonde, mais une manière ingénieuse de badiner avec l’art afin de t’exercer à la pratique du clavecin. […] Montre-toi donc plus humain que critique ; et ainsi tes plaisirs en seront plus grands. […] Vis heureux. » La liberté est au fondement même de chaque pièce, recelant une ou plusieurs atmosphères particulières traduites par un geste, une couleur ou une qualité d’émotion propres. Cette même liberté régit le lien entre les sonates et les improvisations. Fréquemment, la composition est d’abord interprétée avant de faire l’objet d’un éloignement progressif (jeux rythmiques, décalages, variations harmoniques…) suivi d’un retour au texte. Ce principe est illustré de belle façon dans la première (K531) comme dans l’ultime pièce (K69) où Pieranunzi regagne subtilement l’aigu du clavier pour rejoindre en douceur les seize dernières mesures. La fin peut aussi advenir au cours de l’excursion improvisée (K9). Ailleurs, Pieranunzi nous conduit habilement jusqu’au XXe siècle en prenant prétexte d’une petite cellule descendante en notes répétées pour faire allusion à Bartók et Prokofiev. Certaines sonates sont interprétées telles qu’en elles-mêmes, sans le moindre commentaire ou la moindre introduction improvisée. On admirera le respect absolu de l’intégrité des textes originaux, que Pieranunzi traite en pianiste gouldien plutôt qu’en claveciniste, généreux sur les contrastes dynamiques et la mise en valeur des appuis rythmiques (K492). On admire tout autant – mais on la connaissait déjà – sa maîtrise d’une exploration spontanée, aussi expressive que rigoureuse.
01/07/08JazzMagazine - disques d'émoiVincent Cotro
Enrico attrape la Scarlattine!
Pianiste émérite à la carrière prestigieuse, Enrico Pieranunzi est capable de jouer des musiques très diverses. Un concert réussi qu’il consacre à Mozart en 2006 l’encourage à se plonger dans la musique de Domenico Scarlatti, né à Naples en 1685, claveciniste virtuose et joueur impénitent. A l’occasion de la parution de l’album qu’il lui consacre sur Cam Jazz, Enrico donnait hier un concert dans le foyer du théâtre du Châtelet. Pas question pour lui de jazzifier la musique du maître napolitain. Il joue quelques-unes des cinq cent cinquante-cinq sonates de Scarlatti comme un interprète classique et les prolonge par des improvisations acrobatiques, pleines d’humour et d’esprit. Il peut aussi faire l’inverse, partir d’une improvisation pour rentrer dans la sonate qu’il compte jouer, cette dernière devenant alors le prolongement naturel de son travail, comme si la partie imaginée par Scarlatti et l’improvisation de Pieranunzi formaient un tout indissociable. Les phrases circulent d’une main à l’autre, se répondent en de savants contrepoints ; les notes défilent, dansent des menuets sous des doigts agiles aimant bien les tempos rapides. “Enrico Pieranunzi plays Domenico Scarlatti” sort le 10 juillet. On y posera deux oreilles attentives.
08/07/08www.jazzman.fr/blogPierre de Chocqueuse
Improvviso col barocco
Enrico Pieranunzi è un magnifico musicista jazz, ma nel corso degli anni la sua poetica non ha mai tradito le origini di una solida formazione da pianista “classico”, successivamente affinata attraverso la sensibilità del linguaggio jazzistico. Ancora oggi confessa di esercitarsi regolarmente sui “classici”, tenendo sempre a portata di mano qualche sonata del suo maestro preferito, il napoletano Domenico Scarlatti, uno dei più grandi “improvvisatori” di musica barocca.
E già, perché l’improvvisazione è la caratteristica peculiare ma non esclusiva del jazz. Partendo da questo assunto, Pieranunzi, dopo una serie di concerti per piano solo dedicati proprio a Scarlatti, approda a questo ambizioso progetto discografico per l’etichetta CamJazz, con un approccio singolare, nel quale evita accuratamente la “rilettura in chiave jazzistica” della materia musicale, mantenendo un profondo rispetto per l’opera del Maestro. Il disco è organizzato in una sequenza di sonate di Scarlatti, rivisitate nella fedeltà alla scrittura originale, che si alternano a libere improvvisazioni sviluppate sulle medesime composizioni. Il risultato è tanto spiazzante quanto suggestivo, sia per l’appassionato “medio” di jazz, sia per il severo cultore di musica classica. Richiede quindi un ascolto “libero”, sgombro da preconcetti, lasciandosi andare alle emozioni, con la sensibilità e la recettività del neofita. Nel corso della brillante presentazione dell’album serpeggiava, latente, la domanda fatidica: ma è o non è un disco di jazz? Ma è poi così importante?
18/07/08LeftRoberto Biasco
ENRICO PIERANUNZI Plays Domenico Scarlatti (Sonatas and Improvisations) - four stars
Les 555 sonates composées pour le clavier par le Napolitain Domenico Scarlatti (1685 -1757) durant la première moitié du XVIIIe siècle sont un des sommets de l’art musical baroque. Ces pièces compactes et fulgurantes, souvent très courtes, reflètent comme nulles autres par leur grâce rythmique virevoltante et cette façon unique de mêler liberté et rigueur, engagement physique et invention formelle, virtuosité diabolique et tendresse mélancolique, l’esprit frondeur et jouissif d’une époque où l’esprit et la chair faisaient bon ménage. Si des musiciens comme Scott Ross ou Marcelle Meyer ont donné de ces œuvres des versions de référence, c’est la première fois à ma connaissance qu’un musicien de jazz consacre la totalité d’un album à une relecture personnelle de ce répertoire. Coup de maître. Non seulement Pieranunzi “possède” Scarlatti sur le bout des doigts mais son empathie avec le compositeur va plus loin et touche au cœur. Pieranunzi se contente parfois d’interpréter les sonates à la lettre, mais les fait le plus souvent suivre ou précéder d’improvisations personnelles qui selon les cas se présentent comme des variations brillantes mettant en œuvre toute la grammaire musicale contemporaine (dont le jazz n’est qu’un élément parmi d’autres) ou à l’inverse comme des paraphrases plus climatiques mettant en évidence leur caractère “narratif”. Sans jamais forcer le trait, il nous offre un portrait de Scarlatti tout en nuance - musicien génial à la fois totalement de son temps et définitivement visionnaire.
01/09/08JazzmanStéphane Ollivier
Scarlatti: il primo jazzista
Le strade dell’interpretazione riescono ancora a trovare territori inesplorati. Enrico Pieranunzi ha dedicato un disco a Domenico Scarlatti (Camjazz). E’ un esperimento interessante di come si possa interpretare un repertorio barocco oggi, con uno strumento proprio del jazz come l’improvvisazione, senza cedere alla tentazione di riproporre classici swinganti, infarcito di blue notes. “Enrico Pieranunzi Plays Domenico Scarlatti” è un omaggio discreto e rigoroso alle sonate del grande compositore napoletano. Si sa che ogni pianista che affronti un repertorio clavicembalistica si prende delle libertà. Ebbene Pieranunzi non solo è un pianista, dunque suona Scarlatti sul suo strumento, ma è anche un musicista jazz. Per lui interpretare significa lavorare su un pezzo con l’improvvisazione, comporci sopra. Le Sonate vengono eseguite per intero e precedute o fatte seguire dalle improvvisazioni. Nel caso in cui la Sonata faccia da esposizione, l’improvvisazione nasce come sviluppo. Con la “K531” ad esempio Pieranunzi lavora sulla formula cadenzale di chiusura, in una progressione che porta lontano dalla tonalità ed apre allo sguardo di un musicista che ha frequentato il Novecento. O ancora nella “K492” l’improvvisazione calca la mano sul carattere corrosivo di un pezzo già di per sé eccentrico, andando a parare dalle parti di Šostakovic. Con la “K9” basta un piccolo gesto per portarsi sul materiale inedito, un colpo di mano alla Schubert nell’armonia a cambia tutto il paesaggio. In altri casi è l’improvvisazione ad anticipare la pagina di Scarlatti; poche pennellate capaci di gettare nuova luce sul pezzo. Il preludio alla “K159” sembra consegnato dalle mani di Debussy. Rimane un senso di profondo rispetto per l’opera di Scarlatti, che arriva alla rinuncia in tre sonate eseguite senza improvvisazione.
02/09/08Il giornale della musicaPaolo Puggelli
Enrico Pieranunzi Plays Domenico Scarlatti Sonatas and Improvisations - five stars
More than a salute to a great classical keyboard composer by an exceptional jazz pianist, this labour of love unites baroque music with a 20th-century improviser’s experience. And, in leaving jazz for Scarlatti’s sonatas, Pieranunzi is brilliantly equipped for the visit. Daring yet respectful performances such as the stunning D major K492/Impro K492, D minor K9/Impro K9, B Flat major Impro K545/K545, A major Impro K208/K208, and the B minor Impro K377/Impro K377 are imaginative, passionate, coherent explorations of possibilities implicit the compositions. In them, Pieranunzi’s improvisations are as revealing as his readings of the scores. It’s as if Scarlatti is being made to look into the future from his own perspective. In this ego-free personal triumph, Pieranunzi also knows when to leave well enough alone; sonatas K18, K51 and K260 are performed as written.
19/09/08The Irish TimesRay Comiskey
Plays Domenico Scarlatti
Pieranunzi stravince la sfida di coniugare mondi lontani

La storia dei rapporti fra jazz e classica è lunga e tortuosa, dal pomposo sinfonismo di Paul Whiteman agli scherzi leggeri di John Kirby al mortificante “Bach con batteria” di anni più recenti. Enrico Pieranunzi, pianista di straordinaria intelligenza, sapeva di avviarsi su un terreno minato, ma con questo “Plays Domenico Scarlatti” raggiunge vertici molto elevati. Solo davanti al pianoforte, alterna 13 sonate del sommo autore napoletano, eseguite con assoluta competenza stilistica e rara passione, a 9 improvvisazioni badate su alcune cellule tematiche tratte da “testi” originali. Ne nasce un flusso sonoro quasi ininterrotto che mostra l’attaulità del grande autore senza tradirne lo spirito. Pieranunzi dice che qui “il jazz c’entra poco”, ma ci permette di contraddirlo: ogni sua invenzione ne è luminosamente colma.
02/11/08Corriere della SeraClaudio Sessa
ENRICO PIERANUNZI Plays Domenico Scarlatti
E’ diffuso vezzo del jazz odierno il farsi prestare splendide melodie dai sommi autori classici. A volte pare soltanto un’astuzia per farsi belli; di assoluto interesse è invece vedere come su questa strada si indirizzi un musicista che per cultura e “stile” è certo, sulla scena, tra i più autorizzati a farlo. Il “modo” di Pieranunzi è un ulteriore indice di personalità, di sensibilità, di gusto nella ricerca della forma in cui esprimersi. Individuata come stella polare un’icona del nostro Settecento musicale qual è Domenico Scarlatti, tra le centinaia di “Sonate” per clavicembalo ne ha scelte tredici, eseguendole con rispetto e affiancandole (quasi tutte) a una propria interpretazione, anteposta o posposta. Ma non è la consueta rilettura che traduce il testo in un’altra lingua, quella jazz: è semmai una delle “risposte” che, partendo da un elemento particolare o da una sensazione generale, possano essere date da un “compositore istantaneo” (il pianista romano tiene a definirsi tale) di tre secoli dopo. Ne è nato un eccellente disco: “ibrido”, certo, ma con tratti rilevanti dell’evoluzione che il jazz va compiendo di continuo e della nobiltà che i suoi artisti migliori gli conferiscono.
07/11/08Musica JazzGian Mario Maletto
Enrico Pieranunzi Plays Domenico Scarlatti
Suonare la musica di Scarlatti, improvvisare ed elaborare le sue sonate usando materiali che in parte anche lui stesso certamente utilizzava, filtrare poi il tutto attraverso un atteggiamento espressivo che viene dal jazz e si unisce alla conoscenza della grande tradizione tastieristica europea, è quanto ha fatto il pianista romano, che ha penetrato il mondo di un contemporaneo di Bach, di un visionario del clavicembalo che portava nella sua musica schegge del futuro universo pianistico. Proprio sulla modernità scarlattina ha posto l’attenzione Pieranunzi, che nell’esecuzione pensa in maniera pianistica più che clavicembalistica, facendo precedere o seguire all’esecuzione letterale le proprie creazioni estemporanee.
11/11/08Musica & DischiMaurizio Franco
Pieranunzi esegue Scarlatti – L’interpretazione di un grande jazzista
Commistione davvero intrigante questo disco, uno dei pianisti Jazz più importanti che esegue ed improvvisa brani del geniale e prolifico compositore barocco Domenico Scarlatti (1685-1757), autore di ben 555 sonate (in realtà quasi 600), fuori dalle mode del suo tempo e specchio delle culture con cui l’autore viene a contatto da quella napoletana a quella lusitana e iberica. Nella copertina del disco alla domanda di Andrea Scaccia: “Cosa accomuna la musica di Scarlatti al Jazz?”, Pieranunzi risponde: “La sua è una musica umorale, cangiante, piena di movimento, le sue linee sono inscritte nel flusso della vita, come quando si improvvisa jazz. E lui, è ben noto, era uno straordinario improvvisatore. In più il suo linguaggio, anche se fissato sulla carta, condivide col jazz una grande pagana “fisicità”. Sono disegni ritmici, nuclei melodici, a volte semplici intervalli non pensati a tavolino ma creati direttamente dalle sue mani sulla tastiera e poi elaborati e sviluppati”. “Scarlatti è un musicista che sempre profondamente amato, i libri con le sue sonate sono sempre stati accanto al mio pianoforte. Potrei elencare molte ragioni per spiegare questa sorta di “innamoramento”: fantasia formale, vitalismo ritmico, passionalità, mediterraneità, dentro i suoi suoni ci sono i colori del nostro cielo e del nostro mare, la voglia di vivere e di amare e lo struggimento di un attimo…”. Da sola la sonata K492 vale l’acquisto di questo disco davvero eccellente, che può essere apprezzato dagli appassionati di tutti i generi musicali, come d’altronde tutta la grande musica specialmente quando è suonata magistralmente.
20/10/08tgcom.mediaset.itGiuseppe Candiano
Enrico Pieranunzi: d'un sommet l'autre
Nouveautés, rééditions, trio, solo, duo : Enrico Pieranunzi publie beaucoup, mais rien qui soit de trop. Le plus grand pianiste européen d'aujourd'hui? Ce n'est pas pour rien que son compatriote Giovanni Mirabassi intitule “Pieranunzi” le deuxième morceau de son nouveau disque… Petit tour d'horizon des dernières sorties du maître romain, toujours sur les sommets.
Trio américain, trio européen, expériences en duo (Yellow and Blue Suite, avec Marc Johnson, album de 1990 récemment couronné “meilleure réédition” par l'Académie du jazz) ou en solo: on a parfois l'impression qu'il ne se passe pas un mois sans que l'infatigable Enrico Pieranunzi nous montre une nouvelle facette de son art, une dimension de sa musique, un nouvel état dans l'avancement de ses recherches. Parmi ses livraisons des derniers temps, commençons par Pieranunzi plays Domenico Scarlatti: sous-titré Sonatas and improvisations, cet album est entièrement consacré à la musique de Scarlatti (1685-1757), lointain quasi-compatriote de notre héros (Scarlatti était napolitain, Pieranunzi est romain), claveciniste hors-pair et héraut de la musique baroque. On doit l'œuvre pour clavecin la plus abondante de son époque, loin devant Bach (en quantité, s'entend): 555 sonates, dont Scott Ross en son temps donna un enregistrement intégral en… 35 disques. “Scarlatti est un musicien que j'ai toujours profondément aimé, explique Pieranunzi. Je pourrais énumérer une multitude de raisons pour expliquer cette passion: son imagination formelle, sa vitalité rythmique, sa passion, ses saveurs méditerranéennes… Sa musique contient les couleurs du ciel italien et de la mer”. Jusqu'ici, Pieranunzi avait soigneusement maintenu l'écart entre ses exercices de musicien classique et son travail de jazzman; Scarlatti lui donne l'occasion de les rapprocher, pour la première fois.
“Scarlatti, c'est modal”
“C'est modal, dit-il à propos de cette musique, prismatique, plein de mouvement, avec une sorte de flux comparable à celui de l'improvisation jazz. De plus, il est bien connu que Scarlatti était un improvisateur extraordinaire”. Se défendant néanmoins d'avoir simplement voulu “jazzifier” l'œuvre du maître, il explique avoir plutôt voulu travailler en temps réel sur les éléments des sonates, comme on brode à l'intérieur d'un canevas: de jazz, il n'est finalement pas vraiment question ici, sinon pour la dimension d'improvisation qu'il comporte, et qui ne lui est d'ailleurs pas propre. En tout état de cause, ce Plays Domenico Scarlatti est plus qu'une curiosité ou une expérimentation: non seulement Pieranunzi maîtrise son sujet à la perfection (est-il besoin de le préciser?), mais les ajouts improvisés qu'il y fait paraissent se fondre “dans la masse”, comme on dit d'une teinture dans un matériau, enrichissant et renouvelant les partitions originelles. Les compétences de l'amateur de jazz trouvent certes leurs limites face à un tel projet, et l'on aimerait avoir là-dessus l'opinion d'un spécialiste du baroque qui posséderait la musique de Scarlatti et, sans doute, évaluerait mieux ce qu'y apporte Pieranunzi ; en attendant, on peut tout de même dire le plaisir qu'on prend à écouter ces interprétations denses, vivantes, et qui ramèneront peut-être plus d'un jazzfan vers ce baroque qu'elles prennent pour matériau...
16/03/09ChronicartBernard Quiriny
Enrico Pieranunzi plays Domenico Scarlatti, sonatas and improvisations.
No cabe duda de que la relación entre la música clásica y el jazz es muy estrecha, hasta el punto de que éste ha sido definido como la música clásica norteamericana del siglo XX. Hoy en día son varios los músicos de jazz que exploran en la música clásica y en esta ocasión tenemos a Enrico Pieranunzi un pianista con proyectos tan interesantes como su Trans Alpine Jazz Project o colaboraciones con Charlie Haden, Paul Motian o Chet Baker, cuyo disco “Soft Journey” ya comentamos aquí. Ahora Pieranunzi asume el reto de componer mientras improvisa sobre las sonatas de Scarlatti.
...En cuanto al disco de Pieranunzi desconozco si, hasta el momento, hay otro proyecto de estas características. Es cierto que Donald Fox tiene su “Scarlatti Jazz Project”, pero es algo de totalmente diferente a lo que tenemos entre manos. En “Sonatas and Improvisations” los temas se pueden dividir en tres categorías: las sonatas tal y como Scarlatti las escribió, las improvisaciones basadas en esas sonatas y una tercera parte en la que la sonata y la improvisación se convierte en un tema único. Scarlatti escribió 555 sonatas de las que Pieranunzi elige 13 que abarcan todas las épocas desde la K3 hasta la K545. Estas interpretaciones pueden colocarse en algún lugar entre el juego, el sueño y la visión, al mismo tiempo que ayudarán a que muchos aficionados al jazz valoren la figura de Scarlatti, uno de los teclistas más originales del barroco.
15/04/09opusmusica.comÁngel González Rodríguez
Enrico Pieranunzi Plays Domenico Scarlatti – U.S. release
“Enrico Pieranunzi Plays Domenico Scarlatti” (May 5, 2009) presents the marvelous fusion of two worlds: the creative sensibility of Pieranunzi, whom is considered by most to be Europe's best jazz pianist, and the brilliance of Scarlatti, the most original composer/improviser of the Baroque harpsichord and the most important classical composer of the 18th century from Italy. In October, Pieranunzi previewed a few selections at the Italian Cultural Institute in New York City in a rare visit to the United States. On May 6, 2009, he will return there for a CD release performance and reception to celebrate the recording's May 5 release by CAM Jazz. It is the label's twelfth release by Pieranunzi and the first of two releases by him in 2009.
After many recordings in duo or trio form, this fearless Roman artist takes on a unique and unprecedented challenge: improvising on the sonatas of the famous classical composer Domenico Scarlatti. “It's a very significant leg of the journey, and a long awaited one” says Pieranunzi in an interview with Andrea Scaccia included in the liner notes of the CD. “I've always cultivated classical piano along with jazz; two paths that have characterized my musical life since the beginning. I've always kept them separate in public but now, thanks to Scarlatti, I've been able to bring them together.” The decision to devote himself to Scarlatti was a natural evolution. “Scarlatti is a musician I've always deeply loved; books of his sonatas have always been by my piano. I could list so many reasons for this love affair - his formal imagination, rhythmic vitality, passion, Mediterranean flavor. His sounds contain the colors of the Italian sky and sea, our desire for life and love and our yearning.”
In his approach to Scarlatti's music, Pieranunzi has carefully avoided what would immediately seem logical to the listener; that is, to revisit in the jazz key the music of this Neapolitan composer. “I think all attempts at what they call 'jazzification' have been failures, both in terms of jazz as well as the classical material they appropriate”. Pieranunzi does find something that unites Scarlatti's music to jazz. “It's moody, prismatic, full of movement, tracing a kind of life-flow, like jazz improvisation. And it is a well-known fact that Scarlatti was an extraordinary improviser. His language too, although written down on paper, shares with jazz a kind of imposing, pagan physicality. This clearly comes out in his many ingenious thematic motifs, which are rhythmic patterns, melodic nuclei, and at times, simple intervals not theoretically worked out but that his hands created directly on the keyboard and then later fleshed out and embellished.”
23/04/09allaboutjazz.comeditorial
Plays Domenico Scarlatti: Sonatas and Improvisations – four stars
A música clássica está para o jazz como o desenho para a pintura. Não é essencial, mas ilumina. Em sentido lato, o jazz é uma forma barroca de fazer música. Não há muita diferença entre a repetição ornamentada de uma ária da capo e a improvisação jazzística. São ambas territórios de liberdade. Pieranunzi, o pianista italiano de jazz, tinha encontro marcado com Scarlatti (1685-1757), o Escarlate dos tempos de D. João V (viveu em Portugal entre 1719-27). Pegou numa dúzia de sonatas (das mais de 500 que este compôs para cravo, em geral num andamento único, de forma binária) e transportou-as para um Steinway. A música de Scarlatti é um barroco tardio, brilhante nos ritmos e nas tonalidades, mas rigoroso e matemático, quase pré-clássico. Pieranunzi não desmancha a ordem, mas dá-lhes um tratamento a puxar para o romântico: favorece andamentos rápidos, não se envergonha do rubato e é generoso no uso do pedal. Algumas sonatas (K18, K51, K239, K260) acha-as tão compactas e estruturalmente sólidas que não se atreve a improvisar. Outras, serve-as também em versões improvisadas que causariam o aplauso espantado do autor. O pianista exibe a sua técnica e virtuosismo através duma 'espontaneidade controlada'. Nas improvisações, gostei especialmente da loucura que empresta à K3, do ostinato da K9, da tristeza que paira sobre a K69 e da fluidez sombria da K545. Pieranunzi recusa o rótulo de jazzificação e chama-lhes "composições em acção" (à semelhança da pintura), na tradição das melhores improvisações e paráfrases clássicas. O carácter lúdico e onírico destas sonatas sai reforçado. Como ele explica, depois de as tocar é difícil perceber se se esteve a jogar, a sonhar ou se se tratou apenas dum sonho sobre o jogo.
25/04/09mbarimusica.blogspot.comJorge Calado
Enrico Pieranunzi Plays Domenico Scarlatti
Italian jazz pianist Enrico Pieranunzi uses a very liberal interpretation of the allegro notation when interpreting the tempi of several of the sonatas on Enrico Pieranunzi Plays Domenico Scarlatti. This is evident right off the bat with the opening Sonata in E Major, K. 531. Allegro is defined as "fast and bright." Okay: well, jack that "fast and bright" up to the amphetamine pace of "very fast and lively" (Vivacissimo) or "extremely fast" (Prestissimo) and that tempo description might approximate how fast Pieranunzi is playing. The speed is one thing. The other is the precision and accuracy with which he is playing at tempo. Hearing the E Major sonata performed so fast is like riding a roller coaster: at first jarring, then bracing, then exhilarating, when Pieranunzi's precise attack is realized.
Pieranunzi presents his Scarlatti three ways: as the sonata followed by improvisation; the sonata preceded by improvisation; and as the sonata alone. This makes for keen drama. The opening E Major sonata is a high-wire act full of good news. When Pieranunzi begins to improvise after presenting the sonata, he weaves his variations tightly into the fabric of piece, creating a seamless work. That is thrilling to listen to, but does not compare to the next selection, the Sonata in C Major, K. 159, where Pieranunzi begins with his improvisation, stealthily hinting at the harmonics of the piece before launching headfirst into the sonata (at quite a clip, similar to Ivo Pogorelich's fast pace). Pieranunzi carefully avoids the "jazzification" of the sonatas, choosing to color within the Baroque lines.
Fast and furious is not the only way Pieranunzi plays his Scarlatti. "Impro K208/sonata in A Major K. 208," (sonata marked adagio e cantabile) is played almost largo with a pianissimo dynamic. Pieranunzi strikes upper register notes so lightly that they sound ghostly. The reading with improvisation is an ice statue, existing only in the moment. Pieranunzi's straight Scarlatti (Sonatas in D Major K. 18, E-flat Major K. 51, and F minor K. 239) is provocative and well played. It is obvious that Pieranunzi has spent much time with Scarlatti as theses sonatas show.
Of the High Baroque composers, Scarlatti may be the most friendly and accessible. He is more comparable to his contemporary Georg Frederich Handel than his other contemporary, Johann Sebastian Bach (all three sharing the same birth year of 1685). His 555 keyboard sonatas are a high water mark in music history. Pieranunzi's performances and improvisations are respectful and thought provoking. His approach to Scarlatti lends more to classical scholarship than jazz, but improvisation remains improvisation, be Scarlatti the improviser or Charlie Parker. Pieranunzi indeed creates something new and fresh out of this well traveled terrain. Hopefully that it never becomes rote.
11/06/09AllAboutJazz.comC. Michael Bailey
Enrico Pieranunzi Plays Domenico Scarlatti, Sonatas And Improvisations
Siguiendo la estela de otros maestros del piano en el mundo del jazz, Pieranunzi se enfrenta al mundo de la música clásica barroca y como buen italiano escoge a Domenico Scarlatti y sus sonatas; un inmenso mundo donde elegir y disfrutar.
Ya antes había ocurrido, casos paradigmáticos son los de Jarrett dándonos su versión de Bach o Shostakovich o el de Corea y los conciertos para piano de Mozart.
Enrico se adentra en el inmenso mundo de las sonatas de Domenico Scarlatti, uno de los compositores más internacionales del barroco que se movió entre Italia, Portugal y España donde acabo sus días.
Entre sus obras destacaremos estas sonatas, innumerables obras de difícil catalogación, ni los expertos se ponen de acuerdo sobre su número, se cree que alcanzan el número de 555, muchas con un inconfundible aire español y en su mayoría dedicadas a la infanta María Bárbara de España.
Scarlatti fue el primer compositor que utilizó determinados recursos como los arpegios, la repetición rápida de una misma nota y el cruce de las manos en estas sonatas siendo un pionero en el mundo del teclado.
Este es el campo donde Pieranunzi se adentra respetuoso en las transcripciones que realiza de los originales para clavicordio y juguetón en las improvisaciones.
El pianista italiano elige 14 sonatas de todas las épocas y de ellas improvisa sobre nueve mezclándolas sabiamente siempre entre juego, ensoñación y perfecta visión.
Pieranunzi siempre había cultivado el piano clásico paralelamente al Jazz; y ahora ha visto el momento de mostrar esta faceta y su perfecta digitación y su sentido melodioso hacen que este repaso sobre la música de Scarlatti siente muy bien. Sabemos que no será bocado para todos los gustos, pero creo que a veces esta muy bien adentrarse en otros mundos y escuchar esta buena música.
Otra vuelta de tuerca en la prestigiosa carrera de este pianista italiano que no creo que tenga nada que demostrar y que creo quiere disfrutar sin etiquetas de buena música como esta, sin más.
04/05/09www.distritojazz.comI. Ortega
ENRICO PIERANUNZI plays DOMENICO SCARLATTI
Los romances entre la música clásica y el jazz han dado excelentes frutos desde que Duke Ellington se percatara de que estos idilios musicales podían funcionar a la perfección. Desde entonces ha habido experiencias para todos los gustos y ahora nos llega un soberbio trabajo cuyo subtitulo resulta muy clarificador: “Sonatas & Improvisations”. Y es que el pianista italiano Enrico Pieranunzi ha querido rizar el rizo y se dedica a improvisar sobre la base de las sonatas de Domenico Scarlatti. El primero es un auténtico virtuoso que ya ha grabado más de treinta discos y el segundo fue un músico barroco que nació en Nápoles en 1685 y murió en Madrid en 1757, habiendo pasado su vida entre Italia, España y Portugal. Ambos tienen en común su origen italiano y su virtuosismo musical, por lo que este encuentro pudiera parecer hasta lógico, pese a que la música barroca, en teoría, no sea la más propicia para fusionar con el jazz. Sin embargo, los resultados le dan la razón a Pieranunzi, que borda un trabajo fascinante por su elevado nivel de ejecución y la incuestionable calidad de las composiciones. Su método de trabajo ha sido partir de las partituras originales de Scarlatti para luego soltarse de lleno con unas improvisaciones jazzisticas muy adecuadas que mantienen la tensión de la obra original, por lo que se podría afirmar que cada corte se divide en dos partes perfectamente entrelazadas. La expresividad de la música barroca y el feeling del jazz se magnifican en un encuentro que sólo podía llevar a cabo un músico de prodigiosa técnica y una gran capacidad creativa.
01/06/09World MusicJosé María Esteban
Enrico Pieranunzi interpreta a Domenico Scarlatti: Sonatas e improvisaciones
Como si de un juego soñado y visionario se tratara, Enrico Pieranunzi se atreve a desafiar las leyes estrictas del respeto al texto musical y compone improvisando sobre las sonatas de Doménico Scarlatti. Pieranunzi acata esta misión, que cumple con creces, en su duodécimo trabajo para el sello Cam Jazz. El presente álbum hace observar al oyente la maravillosa fusión de dos mundos tan dispares como la sensibilidad creativa de, probablemente, uno de los mejores pianistas de jazz europeos y la más brillante y original música para teclado del barroco italiano. En las notas al disco, Pieranunzi confiesa que sempre ha cultivado el piano clásico a la par que el jazz, dos caminos que han caracterizado su vida musical desde sus comienzos, separados sempre en público pero que ahora aúna gracias a Scarlatti. El italianismo, con el cielo y el sol mediterráneos enfrascados dentro de una vitalidad y pasión en cada tecla de las sonatas, es el verdadero lazo de unión del pianista romano con el compositor. La manera de abordar la música scarlattiana y las improvisaciones propias de Pieranunzi se efectúa a modo de preludio y postludio, pues tanto una sonata de Scarlatti como una improvisación del pianista italiano, extraída de núcleos temáticos que luego va desarrollando rítmica y tonalmente para acercarla al mundo del jazz, sirven de marco la una a la otra indistintamente, según la pieza escogida. Tampoco desdeña Pieranunzi la oportunidad de ejercitar sus dedos en algunas sonatas presentadas en solitario, sin aderezo creativo, para probar su inmersión en la música clásica. El resultado da buena fe de forma proverbial del buen gusto del intérprete así como de la calidad onerosa que desprenden sus versiones tanto de las sonatas como de sus improvisaciones de notable excelencia.
07/08/09Melomanoeditorial
Enrico Pieranunzi “Pieranunzi plays Scarlatti”
This disc, if thought of visually, so to speak, would probably qualify for those sudden screen flashes of “Pow!”, “Sock!”, “Ker-zap!”and the like that used to ornament the original Batman series: you put it on at the beginning and are treated to a highly elegant, furiously fast rendition of Scarlatti’s Kk531, and are then ker-zapped by a positively “Sturm-und-Drang” transition to a wild improvisation on same by Enrico Pieranunzi. He is one of those pianists, who, like Keith Jarrett, has several stylistic vocabularies in his memory and under his fingertips, ready to be called upon as necessary.
Here, he chooses to take the vocabulary of Scarlattian fantasy as the basis for a disc that amazes me anew every time I listen. Sometimes the Scarlatti is presented first, as with Kk531, and the improvisation is then heard as a reflection on and refraction of it; sometimes the opposite approach is taken, and the improvisation is used as a prelude to the more “formal” design of Scarlatti’s work. Both ways work because Pieranunzi is an outstanding Scarlatti performer by any standards. It is not by chance that I mentioned “Sturm-und-drang”: the storm-tossed post-Classicism inherent within a work such as the Sonata, Kk18, for example, has surely never been better intuited than here.
That sonata is one of a handful left without any improvisatory postlude or prelude, as if to affirm not only Pieranunzi’s credentials as a performer of the Baroque but his own willingness to leave Scarlatti’s music alone when there is no compelling reason to improvise on it. In fact, he notes in the interview included in the booklet that these works are “of such intensity and structural solidity that I didn’t feel there was anything to add”. “Ker-zap” maybe, then, but the most impressive aspect of his recording in many ways is precisely that Pieranunzi does not choose to shock for the sake of it. He says, “I sued improvisation to elaborate, in real time, elements treated in the sonatas in an attempt to create complete narrative forms. I apply all the devices normally employed in compositional technique: augmentations and diminutions, inversions, sudden key, rhythm and colour changes… So jazz really has very little to do with it, except for the use of improvisation, which is not at all its exclusive property.” Quite.
Pieranunzi’s improvisation have to complement Scarlatti’s, so they exist only when he has something to say. Yet be sure to listen when he does say something: though the felicities are too numerous to list, it must be said that this is a remarkable and genuinely original disc, and one that should not be missed by Scarlatti enthusiasts, jazz lovers or admirers of breathtaking musicianship in genera.
10/05/09International Record ReviewIvan Moody
Pieranunzi plays Scarlatti
Pieranunzi ha trabajado siempre el al tiempo que se desenvolvía en el jazz, dos campos que en sus directos se ha cuidado de mantener separados. La combinación de la preciosista música de Scarlatti junto a la genialidad de Pieranunzi a la hora de mezclar ambos estilos, hacen de este disco una obra maestra irresistible.
10/08/09Cambio 16editorial
Enrico Pieranunzi - Plays Domenico Scarlatti. Sonatas And Improvisations
Que el jazz hace uso de los recursos de la música clásica, en la concepción más amplia del término (Anthony Braxton imparte en la universidad en la que es profesor un curso titulado "Sun Ra y Stockhausen"), no es nuevo. Tampoco lo es el que algunos músicos se hayan acercado al repertorio de determinados compositores clásicos tanto en el pasado como en el presente. Y tampoco es nada extraño encontrarnos con pianistas de jazz que tienen tras de sí una formación clásica que va algo más allá de lo puramente ocasional.
Por tanto no debiera extrañar que un pianista con la solidez y el lirismo de Enrico Pieranunzi dedique una grabación a interpretar e improvisar sobre sonatas del compositor del barroco Domenico Scarlatti (1685 - 1757)... ¿o sí? Si bien se le encasilla habitualmente entre los pianistas herederos y por tanto continuadores del legado de Bill Evans, el propio Pieranunzi confiesa que la música de Scarlatti le entusiasma, y que sus partituras nunca están demasiado lejos de su piano.
El fruto de esta pasión es “Plays Domenico Scarlatti. Sonatas And Improvisations”. De las catorce piezas que componen el CD, cuatro de ellas ("K18", "K51", "K260" y "K239") son recreaciones de las composiciones de Scarlatti. Unas piezas que tienen en sí tal solidez e intensidad que Pieranunzi pensó que podría aportar bien poco o nada. Por el contrario, el músico italiano se lanza a improvisar sobre nueve sonatas: "K531", "K159", "K208", "K377", "K492", "K9", "K545", "K3" y "K69". Sin seguir una estructura fija, en algún momento los temas originales son los que aparecen en primer lugar, mientras que en otros las improvisaciones son quienes abren las pistas del CD. En este punto es en el que aparece el principal problema que posiblemente pueda provocar en algunos (¿muchos?) oyentes esta grabación: qué etiqueta adjudicarle. Si bien hay improvisaciones, apenas hay resquicios de técnicas utilizadas en el jazz. Y si bien la base son unas composiciones pertenecientes a la herencia de la música clásica (estamos hablando de un clásico y un virtuosista del siglo XVIII), lo más ortodoxo a la hora de afrontar este repertorio en este momento no es precisamente el improvisar sobre él. Quizás lo más recomendable sea obviar este tipo de cuestiones puramente taxonómicas y disfrutar con unas melodías fantásticas (mis preferidas son la "K531" y la "K377"), ejecutadas por un artista del piano, en uno de los discos más fascinantes de los últimos años que hayan intentado llevar la música clásica al terreno de la improvisación. Lo demás serían discusiones formales que obvian lo principal: el disfrute con la música.
31/07/09www.tomajazz.comPachi Tapiz
Best music of ’09, never mind the genre
“Enrico Pieranunzi Plays Domenico Scarlatti. Sonatas and Improvisations.” I’ve been a big fan of Scarlatti’s keyboard sonatas, so I was blown away when I heard Pieranunzi’s CD. Not only is he a formidable interpreter of 13 sonatas, but he gives listeners a bonus. He improvises on the themes of many of them so that what you get is one pianist’s inventions. But a sonata can segue into an improv — or vice versa — as they were forever connected over the centuries. Classical music needs more adventurers like Pieranunzi.
08/01/10Albuquerque JournalDavid Steinberg
L’événement jazz du mois
Enrico Pieranunzi renouvelle en un disque éblouissant l’interprétation des sonates de Domenico Scarlatti en articulant avec une rare intelligence les rapports entre le jazz et la musique classique.
Ce disque est un événement. À double titre: d’une part par suite de l’excellence, de la haute exigence, de la maestria de la musique et de son interprétation, d’autre part par l’intelligence hors du commun présidant à sa conception et à sa mise en œuvre. On connaît les interprétations désormais historiques, entre autres, de Marcelle Meyer, Vladimir Horowitz, Robert Casadesus. Disons-le tout net : Enrico Pieranunzi se situe à cette altitude par la vivacité de son phrasé, la netteté impeccable de son articulation et son impérieuse motricité.
“Les Sonates K. 18, K. 51 et K. 260” de Domenico Scarlatti ne font d’ailleurs l’objet d’aucune improvisation consécutive : “Ce sont des pièces musicales d’une telle intensité et d’un telle solidité structurelle que je n’ai pas ressenties qu’il y a quoi que ce soit à ajouter” se justifie-t-il.
Car il joue réellement “Les Sonates”, qui sous ses doigts sonnent avec une intensité poétique qui leur manque parfois. Voyez la “K. 208”, comment s’interpénètre Scarlatti et sa propre improvisation et un chant bouleversant de grâce. Détailler les merveilles de ce disque du simple point de vue classique serait trop long. C’est assez dire que l’écoute comparée avec les légendes citées plus haut réserverait sans doute des surprises. Mais d’autre part, Enrico Pieranunzi s’explique avec clarté et lucidité sur sa démarche…
Il existe une manière romantique, luthérienne ou analytique de jouer Scarlatti. Pieranunzi ne jazzifie pas Scarlatti : il ajoute une manière nouvelle qui, tant par la beauté du résultat que par l’intelligence de la démarche mérite touts les éloges, et une écoute sans tarder.
05/09/08Classica Repertoireeditorial