Bruno Canino and Enrico Pieranunzi

Americas

Cam Jazz CAMJ 7907-5

8052405142252 - Americas - CD

Artists :
Enrico Pieranunzi ( Piano )
Bruno Canino ( Piano )
Release date
Oct 14, 2016
Duration
0:49:31

Two absolutely superb piano players from different musical worlds: Bruno Canino, as a representative of art music, and Enrico Pieranunzi, as a representative of jazz.  Two Americas, the Northern one and the Southern one, and some of the greatest composers from both.  To what extent is music beautifully gifted with making a universal language flow out, beyond genres, places, artists, composers, performers?  Listening to Americas one is again led to realize that apparent contrasts are actually bonds consisting of irresistible mutual attractions, common points, osmotic relations.  The Americas project has been conceived for two pianos intertwining like cultures and musical worlds do. Here, between Canino and Pieranunzi, it matters little who is playing “what” and “when”. What one is listening to is the search for sonic beauty, starting from the romantic Argentina by Carlos Guastavino through the stylised though forceful Cuba depicted by Aaron Copland in Danzón Cubano and the innovative tango and milonga by Astor Piazzolla. And then there is the ragtime by William Bolcom and George Gershwin’s “I Got Rhythm”. Is it a journey? A passionate dialogue? Or a tale? Whatever the image this record conjures up in listeners’ minds, Americas is definitely great music, confident that culture is not entrenching in what one already knows but breaking conventions, boundaries, mutual inflexibility. Like Bruno Canino and Enrico Pieranunzi did by playing face to face, each backed up by his own strong cultural background and, for this very reason, splendidly creative and versatile.


Recorded and mixed in Ludwigsburg on 8 - 9 - 10 December 2015 at Bauer Studios  
Recording & mixing engineer Johannes Wohlleben


Photos by Andrea Boccalini


Liner notes by Brian Morton

Reviews

Enrico Pieranunzi & Bruno Canino Americas

On pourrait être surpris à plus d’un titre par l’attaque franche et sèche, connotée « musique écrite occidentale » de « Danzón Cubano », composition d’Aaron Copland joué sur Americas, visite en duo du répertoire continental qui ne s’arrêterait pas au mur virtuel des Etats-Unis. Non que l’on n’attende pas Enrico Pieranunzi sur ce terrain: après tout, ses évocations de Scarlatti ou son magnifique Canto Nascosto dédié au pianoforte parlent pour lui. L’étonnement proviendrait plutôt de son compatriote. Bruno Canino est une légende, exégète de Berio comme de Debussy, a priori fort éloigné du monde du jazz. Son interprétation déliée de « Milonga Del Angel », œuvre de Piazzolla, en témoigne: pendant qu’il allonge la mélodie pour lui donner davantage de langueur, Pieranunzi travaille une rythmique plus souterraine, assez détachée, drapant le duo dans l’élégance immuable de la simplicité. Nous avions pu discuter avec François Raulin et Stéphan Oliva de la difficulté d’enregistrer un duo de pianos, surtout dans une démarche symbiotique de dialogue permanent entre timbres semblables. Americas est également une prouesse, même s’il se construit au contraire sur la dichotomie des approches: très classique pour Canino, franchement jazz pour Pieranunzi. Cela crée du relief propre à jouer avec les ombres, à trouver les points de frottement et d’accroche. Il n’y a pas d’opposition puisque les routes s’entrecroisent, à l’instar de « Las Niñas de Santa Fe » de Carlos Guastavino où les pianistes se retrouvent dans le lyrisme du compositeur argentin. On songe, dans cette volonté de lier les hémisphères américains tout comme le jazz et la musique écrite du XXe siècle, à Jazz Before Jazz de Mario Stantchev et Lionel Martin. Il y a la même sensation d’une familiarité qui s’était perdue au fil du temps et qui renoue avec une proximité somme toute naturelle. C’est ce qui s’impose dans la magnifique lecture de « I Got Rhythm Variations » de Ira & George Gershwin, longue discussion qui semble emprunter la navette rapide du siècle précédent jusqu’à nos jours, du stride au contemporain, du Sud au Nord. Deux Italiens qui s’embarquent pour le nouveau monde… la charge symbolique est évidente. Une belle et galvanisante rencontre.

15/1/2017citizenjazz.comFranpi Barriaux
Bruno Canino-Enrico Pieranunzi, Americas

Chi pensa al pianista come a un solitario musicista impegnato in un solipsistico monologo autoreferenziale sbaglia di grosso. L’errata concezione, già ampiamente scardinata da una secolare produzione musicale in cui il pianoforte dialoga con altri strumenti o con l’orchestra, crolla del tutto quando a suonare insieme sono ben due pianoforti, due piccole orchestre che fondono empaticamente la loro ricchezza sonora e forgiano un suono unico dagli infiniti colori. È quanto accade quando due grandi artisti della tastiera come Bruno Canino ed Enrico Pieranunzi si incontrano e proprio in virtù delle loro peculiarità stilistiche e linguistiche creano una registrazione come questo “Americas” pubblicato dalla Cam Jazz. Sono note le provenienze e i contesti musicali differenti dei due pianisti. Bruno Canino è uno dei pilastri del pianismo classico nazionale consacrato a livello internazionale. Enrico Pieranunzi gode della stessa affermazione ma in ambito jazzistico. Eppure se inforchiamo gli occhiali e guardiamo più nitidamente, ecco che le distanze si accorciano e ci rendiamo conto che non sono poi così distanti questi mondi musicali. Canino ha sempre mostrato un forte interesse per la musica moderna e Pieranunzi non ha disdegnato di affrontare il repertorio classico ridisegnandolo con il suo personale linguaggio. E dove potevano incontrarsi questi due artisti se non in America, in quello spazio geografico spurio dove la musica ha trovato le sue più fertili ibridazioni e che ha rappresentato un crocevia di culture e tradizioni e la fucina di nuovi linguaggi? Le “Americhe” di Bruno Canino ed Enrico Pieranunzi sono quelle del Sud e quelle del Nord contemporaneamente. Le otto tracce di “Americas” recano infatti la firma degli argentini Carlos Guastavino e Astor Piazzolla, del newyorkese Aaron Copland e di George Gershwin, o ancora di William Bolcom. I due pianoforti di Canino e Pieranunzi attraversano il vasto continente americano ritraendone i variegati tratti somatico-musicali con quel gusto e quella raffinatezza che i due Maestri possiedono in comune, un viaggio che si snoda tra stride e tango, tra ragtime e milonga, tra swing, blues e son cubano. Diverse le derivazioni e variegate le atmosfere, ma il comune denominatore è una visione della musica come un unicum non scindibile in generi e sottogeneri. La simbiosi tra i due artisti è totale e questo “Americas” ci consegna un esempio tangibile di cosa può accadere quando la curiosità e il desiderio di esplorazione incontrano l’intelligenza musicale e la creatività: un disco che si ascolta ripetute volte con il piacere della scoperta ad ogni nuovo ascolto.

26/12/2016pianosolo.itPaola Parri
Bruno Canino & Enrico Pieranunzi

Ce superbe opus célèbre la rencontre de deux pianistes italiens: Bruno Canino, légende du piano classique, et Enrico Pieranunzi, incontournable pianiste jazz, autour de grands compositeurs des deux Amériques, celle du Nord et celle du Sud. Les deux pianos se mélangent, se fondent, échangent, fédérés par une recherche commune de la beauté du son, qui s’ouvre avec le romantique «Argentina» de Carlos Guastavino, suivi d’un Cuba stylisé vu par Aaron Copland avec son «Danzón Cubano», en passant par les tangos et milongas innovantes d’Astor Piazzolla qui se frottent au célèbre «I Got Rythm» de Gershwin. Un passionnant voyage musical qui, au-delà des frontières et des esthétiques, réunit deux immenses pianistes dans un élan de grande créativité.

16/12/2016La Gazette Nord-Pas De CalaisPatrick Beaumont
Bruno Canino & Enrico Pieranunzi, Americas

Bruno Canino est un pianiste qui s’attache aux œuvres contemporaines de Berio, de Xenakis ainsi qu’aux partitions des grands classiques comme Bach; Enrico Pieranunzi, lui, laboure les terres du jazz en s’offrant, de temps à autre, une virée vers des compositeurs du monde classique comme Scarlatti, des compositeurs dont les œuvres supportent l’improvisation. Avec cet album, les deux amis italiens se font les émules de Chick Corea et de Herbie Hancock en s’octroyant le droit de dialoguer sur des œuvres du répertoire des musiques populaires des Amériques. Si l’album prend le titre de Americas avec un «s», c’est bien pour souligner que le voyage filera un long périple de l’hémisphère nord à l’hémisphère sud du continent américain, des Etats Unis d’Amérique à l’Argentine. Le répertoire, assez peu révolutionnaire il est vrai, du côté des USA, visite Aaron Copland (un «Danzon Cubano» assez enlevé), William Bolcom, compositeur assez méconnu en Europe mais qui avait composé un cycle de chansons sur des poésies de poétesses américaines à la demande de la grande chanteuse mezzo - soprano Marilyn Horne («Old Adam») et l’indémodable et incontournable George Gershwin («I Got Rhythm», ici nos deux compères se lancent dans une longue et commune adaptation à partir de la version originale pour piano et orchestre). Pour représenter la musique argentine, il était impensable de ne pas choisir des compositions d’Astor Piazzolla et celles retenues ont belle allure: «Fuga Y Misterio», «Milonga Del Angel» et «La Muerte Del Angel». Plus intrigant est le choix de Carlos Guastavino (1912 – 2000), bien méconnu en nos contrées. Ce dernier, qui était parait-il un pianiste de talent, a essentiellement composé pour son instrument de prédilection et pour la voix, souvent sur des poèmes de Rafael Alberrti, Pablo Neruda, Jorge- Luis Borges et même Atahualpa Yupanqui. De lui, on découvrira avec plaisir ses penchants romantiques dans «Muchacho Jujeno» et «Las Ninas de Santa Fé». C’est Astor Piazzolla qui emporte la mise avec sa musique ténébreuse. Un disque de beau piano, agréable à l’écoute mais un peu anecdotique.

30/11/2016djamlarevue.com/blogPhilippe Lesage
Jazz Bonus: Bruno Canino, Enrico Pieranunzi - Americas

Parution de «Americas» de Bruno Canino & Enrico Pieranunzi chez Camjazz.
Deux magnifiques pianistes de différents univers musicaux: Bruno Canino, versant classique, et Enrico Pieranunzi, versant jazz. Deux Amériques, le Nord et le Sud, et tous deux de vrais compositeurs. En écoutant «Americas» qui paraît chez Camjazz, on est amené à réaliser que les contrastes apparents sont en fait des liens constitués d'attraits mutuels irrésistibles, de points communs, de relations en osmose. Le projet «Americas» a été conçu pour deux pianos qui s'entrelacent comme des cultures et des mondes musicaux. Ici, entre Canino et Pieranunzi, peu importe qui joue «quoi» et «quand». Est-ce un voyage? Un dialogue passionné? Ou un conte? Quelle que soit l'image que ce disque évoque dans l'esprit des auditeurs, «Americas» brise les conventions. Comme Bruno Canino et Enrico Pieranunzi l'ont fait en jouant face à face, créatifs et polyvalents.

14/11/2016francemusique.frAlex Dutilh
Bruno CANINO – Enrico PIERANUNZI: « Americas »

Autre facette du mélange des genres, Americas, en duo avec le pianiste classique féru de musique contemporaine Bruno Canino, s’attaque aux Amériques, nord et sud confondues. Sur un registre plus contemporain, le duo crée une sorte de genre augmenté et on ne saurait trop dire par quel biais ils arrivent à leurs fins. Une chose est sûre cependant, les frontières en prennent pour leur grade. Et comme dans le ménage à trois ci-dessous commenté, c’est bien la liberté d’expression musicale qui s’affiche en souveraine incontestable. Le pianiste romain et son acolyte napolitain démontrent à l’envi dans cet enregistrement qu’il est bon d’ériger l’anticonformisme en principe actif de la pensée, qu’elle soit musicale ou non, peu importe. Copland et Piazzolla, Guastavino et Gershwin, entre autres, sont de la partie et, sous les quatre mains inflexibles des pianistes, dévoilent des sonorités nouvelles dont la densité ne peut qu’émouvoir. Savoir qui joue quoi et quand n’a aucune importance. La musique s’impose avant toute autre considération car, comme le dit joliment Bruno Canino, l’interprète ne doit qu’un honnête courtier entre ceux qui ont écrit la musique et ceux qui l’écoutent. Ébouriffant.

4/11/2016culturejazz.frYves Dorison
Bruno Canino/Enrico Pieranunzi - Americas

Dwaj wybitni pianiści z dwóch różnych, muzycznych światów postanawiają nagrać album , który ma przybliżyć klasykę do jazzu lub jazz do klasyki. Bohaterami pomysłu są dwaj wybitni pianiści, weterani europejskiej sceny muzycznej; Bruno Canino jest klasycznym perfekcjonistą wychowanym na estetyce nowoczesnej klasyki, natomiast Enrico Pieranunzi jest jednym z najwybitniejszych pianistów jazzowych i autorem ogromnej dyskografii. Bruno Canino swą muzyczną reputację budował jako solista i muzyk licznych znanych orkiestr kameralnych oraz poszukiwany akompaniator wybitnych solistów. Współpracował z takimi sławami, jak skrzypkowie Itzhak Perlman, Salvatore Accardo, Franco Mezzena, Viktoria Mullova, Pierre Amoyal czy Uto Ughi, grywał wraz z flecistą Severino Gazzellonim oraz wybitną wiolonczelistką Lynn Harrell. Popularność przyniosło my także Trio di Milano, które przez lata prowadził ze skrzypaczką Marianą Sirbu oraz wiolonczelistą Rocco Fillippini. Jest artystą niezwykle otwartym na poszukiwania nowoczesnych form muzyki, stąd też zyskał uznania jako pianista, któremu swe prace dedykowali m.in. Luciano Berio, Mauricio Kagel, Wolfgang Rihm a nawet Iannis Xenakis. Enrico Pieranunzi jest natomiast jednym z wybitnych włoskich pianistów jazzowych. Zadebiutował (1968) w zespole Marcello Rosa, ale szerszej publiczności dał się poznać koncertując z wybitnymi muzykami amerykańskimi występującymi we Włoszech ( grał m.in. z Kennym Clarkiem, Salem Nistico, Johnnym Griffinem, Artem Taylorem, Kai Winding’em, Chetem Bakerem, Artem Farmerem, Sonnym Stittem, Lee Konitzem, Jimem Hallem. Prowadził także własne grupy i występował z jazzowymi recitalami. Grał w sekstecie Dino Piany i Oscar Valdambrini’ego, w trio z Marc Johnsonem i Joey Baronem), w duecie z Paulem Motianem , koncertował z Michaelem Moorem, Lew Soloffem , z Peterem Erskinem . Sporą popularnością cieszyło się jego trio (z Enzo Pietropaolim i Fabrizio Sferrą), nagrywające muzykę do filmów. Brawurowej interpretacji doczekały się wtedy m.in. kompozycje Armando Trovaioli’ego i Ennio Morricone’a (np. w filmie „Nuovo Cinema Paradiso”). Nie dziwi zatem entuzjazm z jakim klasyk- Bruno Canino odniósł się do pomysłu jazzmana- Enrico Pieranunzi’ego, by zrealizował projekt oparty o znane i popularne, klasyczne kompozycje obu Ameryk. Tak zrodził się album „Americas ”. Pojawiają się perfekcyjnie zagrane, romantyczne i stylowe wariacje „I Got Rhythm” George’a Gershwina, rytmicznie wzbogacona „Danzón Cubano” Aarona Coplanda, mieniąca się romantycznymi, argentyńskimi brzmieniami „Las Niñas De Santa Fe” oraz „Muchacho Jujeño” Carlosa Guastavino czy – ulubione przez obu pianistów -roztańczone kompozycje Astora Piazzolli („Fuga Y Misterio”, „Milonga Del Ángel” oraz nostalgiczna „La Muerte Del Ángel”). To jest przełomowa płyta dla obu artystów i przykład wspaniałej, kreatywnej współpracy klasycznie osadzonego Bruno Canino i rozpędzonego jazzowym rytmem oraz improwizacją Enrico Pieranunzi’ego.

20/10/2016jazz.pl - era jazzuDionizy Piątkowski